Fernando Olivera Accuse César Acuña de Liens avec le Narco

Accusations Étonnantes lors du Débat Présidentiel

Lors du récent débat présidentiel, Fernando Olivera, candidat du Frente de la Esperanza, a affronté César Acuña, le leader d’Alianza pour le Progrès (APP), en l’accusant d’être à la tête d’une “organisation criminelle”. Cette accusation radicale a été lancée alors qu’Olivera soulignait des liens présumés entre Acuña et des narcotrafiquants, notamment la famille Sánchez Paredes, récemment sous le coup d’une enquête par la police antidrogue.

Utilisation de la Formation Universitaire comme “Blanchisserie”

Olivera a également pointé du doigt l’Université César Vallejo (UCV), fondée par Acuña, qu’il a qualifiée de “lavandería”, soulignant que celle-ci serait utilisée pour dissimuler des fonds d’origine suspecte. Il a affirmé qu’Acuña exerçait des pressions sur ses étudiants pour les faire participer à des rassemblements politiques, les menaçant de licenciement si nécessaire.

Un Passé Sombre en Tant que Gouverneur

Olivera a rappelé la période où Acuña était gouverneur de La Liberté, durant laquelle il aurait laissé prospérer des groupes criminels tels que ‘Los Pulpos’. Ces derniers, selon Olivera, continuent de sévir au nord du pays, soumettant les populations locales à leur volonté. Il a exigé qu’Acuña s’explique sur la montée de la criminalité sous sa gouvernance, rejetant toute responsabilité sur le gouvernement central.

Réaction D’Acuña : Silence et Détail sur la Visa Américaine

Face à ces accusations, Acuña a choisi de ne pas répondre directement, préférant sourire et regarder ses conseillers. En septembre 2024, il avait déjà révélé qu’il ne pouvait pas renouveler sa visa pour les États-Unis en raison d’une enquête pour blanchiment d’argent. Il a accusé le gouvernement américain de comportements abusifs envers sa famille, ajoutant une autre dimension à cette polémique.

Implications Larges sur la Politique et l’Université

Un rapport de Punto Final a révélé que l’UCV pourrait être directement impliquée dans les activités politiques d’Acuña, fournissant des preuves graphiques d’employés se rendant à des manifestations sous prétexte d’accomplir leurs obligations professionnelles. L’université a promis d’enquêter sur ces allégations de manière approfondie.

Un Électorat en Détresse

Malgré ces tournures dramatiques, Acuña peine à convaincre les électeurs, ne récoltant que 3.6% des intentions de vote dans les derniers sondages. Pendant ce temps, Olivera, connu pour ses attaques percutantes, notamment contre l’ancien président Alan García, apparaît quant à lui parmi les derniers candidats dans les sondages.

Conclusion : Une Élection Chargée en Tensions

Ce débat a visiblement exacerbé les tensions autour des liens entre la politique et la criminalité au Pérou. Les accusations portées par Olivera contre Acuña ne se limitent pas à des mots, mais soulèvent des questions cruciales sur l’intégrité des candidats et l’avenir du pays.

Dans le cadre d’une campagne électorale où chaque mot compte, ces révélations pourraient potentiellement changer le cours de l’élection prochaine.



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