Burgos confirme l’interdiction du ‘burkini’ dans ses piscines
Le conseil municipal de Burgos a décidé de ne pas modifier son règlement pour autoriser le port du ‘burkini’ dans les piscines publiques. Cette décision repose sur des raisons de sécurité et d’hygiène.
Contexte de l’interdiction
Cet été, trois femmes ont été expulsées des piscines municipales pour avoir porté un ‘burkini’. Cette incident a relancé le débat sur la possibilité de réviser le règlement en vigueur. Le port du ‘burkini’ est considéré similaire à celui de vêtements de rue, qui sont également interdits dans les installations aquatiques.
Arguments avancés par le conseil municipal
Carolina Álvarez, présidente du Service Municipalisé de Sports, a précisé que cette décision n’était pas arbitraire. Selon elle, la prohibition s’appuie sur des crités techniques et sanitaires. Les discussions, précise-t-elle, ne portent pas sur des enjeux culturels ou religieux, mais sur des considérations essentielles liées à l’hygiène et à la sécurité.
Sécurité et hygiène : des priorités
Le conseil municipal a affirmé qu’il est “indispensable” de restreindre le choix des vêtements pour garantir une sécurité et une hygiène adéquates, tant pour les utilisateurs individuels que collectifs.
Règlement sur les vêtements en piscine
Le règlement actuel autorise uniquement les maillots de bain conventionnels fabriqués à partir de matériaux spécifiquement adaptés à une utilisation en piscine. Dans des cas exceptionnels, comme pour des besoins de santé dûment justifiés par un certificat médical, l’usage de t-shirts ou d’autres vêtements peut être autorisé.
Les risques associés aux vêtements non conformes
Selon Álvarez, le règlement proscrit également les vêtements de rue et les sous-vêtements pour des raisons d’hygiène. Même si ces vêtements semblent propres, ils peuvent contenir des résidus chimiques issus des produits de lavage, qui altèrent la qualité de l’eau de la piscine.
De plus, des vêtements amples peuvent présenter un risque d’accidents, tels que des enchevêtrements par aspiration ou accrochages. C’est également pourquoi l’usage de couvre-chefs se limite à des bonnets spécifiques.
Réactions politiques
La décision de ne pas modifier le règlement a été principalement soutenue par le Parti Populaire (PP) et Vox, tandis que le Parti Socialiste (PSOE) s’est opposé à cette interdiction, plaidant pour l’autorisation du ‘burkini’ dans les installations publiques.
Conclusion
Ainsi, Burgos maintient sa position ferme sur l’interdiction du ‘burkini’ dans ses piscines. La préservation de l’hygiène et de la sécurité pour tous les usagers reste la priorité du conseil municipal, qui continue d’évaluer les règlements en vigueur pour garantir le bien-être collectif.
