Introduction du projet BarMar
Le projet de l’hydroducte sous-marin BarMar, reliant Barcelone à Fos-sur-Mer, a franchi une étape clé en entrant dans sa phase d’ingénierie de détail, ou FEED (Front-End Engineering and Design). Ce développement transformera cette infrastructure en la plus grande au monde dédiée au transport d’hydrogène sous-marin.
Les acteurs derrière le projet
Le consortium H2Med, composé d’Enagás (Espagne), de NaTran et Teréga (France), de REN (Portugal) et d’OGE (Allemagne), supervise le projet. Après avoir terminé les études préliminaires et la consultation publique, le projet est sur le point de passer à la conception technique spécifique.
Objectifs du projet
La mise en service de l’hydroducte est prévue pour 2032, désignée comme projet d’intérêt commun par la Commission européenne. Cela représente une avancée majeure vers un corridor énergétique en plein essor en Europe.
Détails techniques de l’hydroducte
Le BarMar constituera environ 33 000 tubes d’acier carbone de 12 mètres chacun, revêtus de polyéthylène et de béton. Il sera principalement situé à des profondeurs de 50 à 120 mètres, mais traversera également des canyons sous-marins atteignant jusqu’à 2 600 mètres.
Stations de compression et de réception
Une station de compression de 60 MW à Barcelone régulera la pression de l’hydrogène avant son injection dans le conduit. En France, une station de réception à Fos-sur-Mer intégrera l’hydrogène à la réseau national et européen.
Financement et soutien politique
Le projet bénéficie du soutien politique renforcé, notamment avec des rencontres récentes des ministres de l’Énergie d’Espagne, de France et du Portugal, et l’intégration formelle de l’Allemagne dans le développement du corridor. Ces discussions visent à établir un cadre technique pour minimiser les risques du projet.
Conclusion et avenir de l’hydrogène en Europe
Le projet BarMar s’inscrit dans le cadre du corridor H2Med, qui inclura également une interconnexion terrestre portant le transport de 2 millions de tonnes d’hydrogène par an, soit environ 10 % de la demande européenne anticipée d’ici 2030. La phase actuelle de financement provient de 28,3 millions d’euros alloués par le Mécanisme Connecter l’Europe, tandis que des fonds supplémentaires sont en cours de négociation pour la phase suivante.

