Les négociateurs du Parlement européen et des Etats de l’UE se sont mis d’accord samedi matin à Bruxelles sur une loi sur les services numériques (Digital Services Act, DSA), qui vise à assurer une surveillance plus stricte des plateformes en ligne et davantage de protection pour les consommateurs. 16 heures complètes ont été nécessaires pour la dernière ronde de négociations.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a alors évoqué un accord historique. “Nos nouvelles règles protégeront les utilisateurs en ligne, garantiront la liberté d’expression et ouvriront de nouvelles opportunités aux entreprises.” C’est un signal fort pour les personnes, les entreprises et les pays du monde entier.

Entre autres choses, la DSA devrait veiller à ce que les contenus illégaux tels que les discours de haine soient supprimés plus rapidement d’Internet, que la désinformation nuisible et la propagande de guerre soient moins partagées et que moins de produits contrefaits soient vendus sur les places de marché en ligne. Le principe de base est le suivant : ce qui est illégal hors ligne doit également l’être en ligne. Les fournisseurs de services numériques devraient bénéficier de la sécurité juridique et de règles uniformes dans l’UE. Les grandes plateformes avec au moins 45 millions d’utilisateurs doivent suivre beaucoup plus de règles que les plus petites.

L’accord de samedi doit encore être confirmé par le Parlement européen et les États de l’UE. Ceci est considéré comme une formalité.

Cependant, le député pirate Patrick Breyer a été déçu du résultat. “Le nouvel ensemble de règles dans son ensemble ne mérite pas la désignation de “loi fondamentale numérique”, car l’accord décevant échoue souvent à protéger nos droits fondamentaux sur Internet”, a déclaré Breyer. Martin Schirdewan de Die Linke a souligné : “Grâce à des obligations de transparence de grande envergure, la DSA ouvre la boîte noire des algorithmes des plateformes en ligne.” Alexandra Geese (Verts) a déclaré : “L’Europe passe aussi à l’offensive contre la supériorité des entreprises Big Tech.”

Le DSA fait partie d’un vaste paquet numérique proposé par la Commission européenne en décembre 2020. La deuxième partie est la loi sur les marchés numériques (DMA), qui a été adoptée fin mars. Surtout, le DMA vise à restreindre le pouvoir de marché des géants de la technologie tels que Google et Facebook avec des règles plus strictes.

En Allemagne, la loi Network Enforcement Act (NetzDG) ​​​​pour lutter contre les infractions pénales et les discours de haine sur Internet est déjà en vigueur. Celle-ci devrait être en grande partie remplacée par la DSA.

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BRUXELLES (dpa-AFX)

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