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La lutte contre le crime organisé au Mexique : Les souvenirs de Rubén Moreira
La mémoire de l’assassinat de sa famille continue de hanter Rubén Moreira, ex-gouverneur de Coahuila. Dans une récente interview, il a partagé le chagrin, la peur et les décisions politiques prises en pleine guerre contre Los Zetas.
Lors d’une conversation avec le journaliste Óscar Balderas pour le podcast “Esquina Balderas”, Moreira a évoqué qu’à son arrivée à la gouvernance de Coahuila en décembre 2011, l’état était plongé dans une période de violence extrême. Les Zetas avaient solidifié leur pouvoir dans la région, opérant avec une brutalité inouïe.
Les Zetas contrôlaient non seulement les police municipales, mais aussi les prisons et même des entreprises à travers tout l’état. Le nouveau gouverneur héritait d’une administration affaiblie, avec des dettes colossales et des relations tendues avec le gouvernement fédéral de Felipe Calderón.
Une lutte difficile contre l’infiltration criminelle

En prenant ses fonctions, Moreira a été confronté à une réalité troublante : les réseaux des Zetas étaient profondément enracinés. Cette infiltration était si grave que les forces de police locales exécutaient même des pratiques de « détentions arbitraires» sur des jeunes considérés comme rivaux du cartel.
Face à cette situation alarmante, une stratégie multidimensionnelle a été mise en place. Cela incluait le nettoyage des forces de police, des tests de confiance pour le personnel, et des alliances avec des entreprises pour lutter contre l’extension de l’influence criminelle.
“Nous devions frapper là où ça faisait mal : le ventre du cartel, c’est-à-dire le flux financier”, a expliqué Moreira. Pour ce faire, les casinos, les salles de jeux illégales et autres entreprises criminelles ont été ciblés pour les fermer.



