Une Crise de Santé au Pérou
Une grave crise de santé touche les patients atteints de diabète, qui dépendent de la l’insuline. Ce phénomène est dû à un déclin critique dans le système de santé, où la distribution d’insuline, notamment celle fabriquée en Inde, a été immobilisée après que la qualité des produits a été jugée insatisfaisante.
Impact sur les Patients Oncologiques
Les patients oncolétiques subissent également les conséquences de cette mauvaise gestion. Le budget public pour le cancer a chuté à 1 200 millions de soles pour 2026, ce qui augmente la pression économique sur les familles déjà en difficulté.
La complexité de l’accès aux soins oncologiques est accentuée par l’existence de cinq lois différentes régissant la prise en charge des patients atteints de cancer au Pérou. Cette situation engendre confusion et retards dans les traitements.
Problèmes de Législation et d’Infrastructure
Selon l’activiste Maria Helena Mendoza, cette fragmentation juridique complique l’accès aux soins et laisse les patients dans un état de vulnérabilité. En moyenne, près de 100 personnes meurent chaque jour du cancer dans le pays.
Malgré des propositions visant à unifier la législation au sein du Ministère de la Santé (MINSA), aucune réforme significative n’a encore vu le jour.

Besoin Urgent d’Améliorations
La situation des infrastructures est également préoccupante. Des quatre hôpitaux oncologiques existants, seul l’Institut National des Maladies Neoplásiques (INEN) est complètement équipé.
Les autres hôpitaux manquent d’appareils essentiels comme le PET/CT, ce qui complique le diagnostic et le traitement des cancers. Cela oblige de nombreux patients à se rendre à Lima, entraînant des coûts additionnels de transport, d’hébergement et de nourriture, bien souvent insoutenables pour les familles.
Conséquences Économiques et Sociales
Le budget public alloué au cancer est en chute libre, passant de 1 300 millions de soles en 2025 à seulement 1 200 millions pour l’année suivante. Ce repli survient alors que la demande et la mortalité liées au cancer augmentent.
Les témoignages de médicaments périmés provenant de l’Inde sont alarmants, touchant tant les patients diabétiques que ceux nécessitant des traitements anticancéreux. La mauvaise régulation de la distribution de ces produits représente un risque significatif pour la santé.

Les frais d’un traitement oncologique peuvent atteindre 10 000 dollars par mois, même pour ceux ayant une assurance. De nombreuses familles doivent s’endetter, organiser des collectes ou interrompre des soins faute de moyens. La bureaucratie s’avère souvent paralysante, les patients devant parfois attendre des mois pour obtenir un rendez-vous, tandis que leur état se détériore.
La portée de cette crise dépasse l’individu, influençant la productivité nationale et augmentant le coût des soins de santé. “Le système oncologique est défaillant pour tous, peu importe que vous ayez ou non une assurance”, conclut-on avec amertume.

