Retour en salles de ‘Backrooms’
Le film ‘Backrooms’ a déjà récolté 330 millions de dollars au box-office lors de sa première sortie. Étonnamment, seulement cinq semaines après sa première, la société de production A24 a décidé de le ramener sur le grand écran, cette fois avec 15 minutes de contenu exclusif. Cela soulève une question cruciale : quelles implications cela pourrait-il avoir pour l’avenir du cinéma ?
Une version prolongée inédite
A24 relancera ‘Backrooms’ le 3 juillet sous le titre Backrooms: Everything Must Go Edition. Ce re- lancement inclut 15 minutes de contenu inédit qui seront présentées après les crédits finaux. Ces nouvelles séquences, dirigées par Kane Parsons, ne seront pas disponibles dans les éditions domestiques ou en streaming, ce qui rend cette version exclusive à sa sortie en salles.
Les dangers d’un précédent
Ce n’est pas la première fois que l’industrie cinématographique propose des versions étendues ou des director’s cut. Cependant, l’intervalle de cinq semaines entre la première version et cette réédition pose un précédent dangereux. Si cette stratégie s’avère lucrative, nous pourrions nous retrouver dans un cycle où des versions intentionnellement “incomplètes” sont couplées à des sorties ultérieures, générant ainsi deux vagues de revenus.
L’impact sur la perception des films
Historiquement, les director’s cut étaient souvent utilisés pour revendiquer une vision directe du créateur, après des années de modifications imposées par les studios. En revanche, A24 lance une version prolongée sans que quiconque ait critiqué le montage initial. Cela soulève des interrogations sur l’intégrité artistique et la pression commerciale.
A24 sur la sellette
Alors qu’A24 a gagné la réputation d’être un soutien des films d’auteur et des genres sous-évalués, sa récente stratégie de marketing a suscité des critiques. En plus d’une approche pro-IA controversée, cette manœuvre de lancement pourrait nuire à son image d’innovateur respectueux de la créativité.
Une trajectoire future incertaine
Dans les années à venir, nous pourrions voir ces pratiques se normaliser, où les films seront systématiquement lancés sous des versions “1.0”, suivies d’une “version complète” quelques semaines plus tard. Ce changement souligne la pression croissante des réseaux sociaux et des plateformes de streaming sur le calendrier de sortie des films.
Conclusion
Le retour de ‘Backrooms’ en salles avec du nouveau contenu pose un dilemme éthique pour les studios. Il est primordial de surveiller ce type d’initiative, car elle pourrait non seulement influencer la rentabilité, mais aussi redéfinir la relation entre les créateurs et les studios, ainsi que notre façon de consommer le cinéma.

