Une phrase iconique du western
Dans le film légendaire ‘Le Bon, la Brute et le Truand’, une phrase mémorable a été prononcée par un acteur qui, a priori, n’avait pas de dialogues à l’origine. C’est lors d’une scène mémorable que Tuco, incarné par Eli Wallach, a improvisé une réplique qui demeure citée par des générations de cinéphiles. L’idée que cette phrase n’était pas inscrite dans le script original ajoute une couche fascinante à son impact.
Le moment clé : l’improvisation de Wallach
Dans une scène emblématique, Tuco est surpris par un vieil ennemi alors qu’il se baigne. Il tire à travers l’eau trouble de la baignoire et déclare avec force : “Quand il faut tirer, on tire, on ne parle pas.” Cette phrase, relatée par Wallach lui-même, a été une totale improvisation, déclenchant des rires parmi Sergio Leone et l’équipe. Cette improvisation est d’autant plus notable qu’elle ne figure que deux fois dans l’ensemble de la production, d’abord lors du tournage, puis lors du doublage un an après.
Le parcours d’Eli Wallach
Comment il a été choisi
Eli Wallach a souvent raconté que Leone l’avait sélectionné à cause de son rôle mémorable de Calvera dans ‘Les Sept Mercenaires’. Cependant, c’est un moment particulier de ‘La Conquête de l’Ouest’ qui a réellement séduit Leone. Initialement sceptique sur le Western italien, Wallach a changé d’avis après avoir visionné une séquence d’un autre film de Leone, ‘Pour une Poignée de Dollars’.
La contribution créative de Wallach
Une fois le rôle obtenu, Wallach a eu la liberté de façonner son personnage. Chaque détail, de son chapeau de paille aux gestes caractéristiques, provient de son inventivité. Par exemple, il a également improvisé une grande partie de la scène dans une armurerie, créant une interaction authentique et spontanée avec un personnage qui lui expliquait comment assembler un revolver.
Les tensions sur le plateau
Les inquiétudes de Clint Eastwood
Clint Eastwood, l’autre protagoniste du film, a ressenti une certaine jalousie face à l’importance de Tuco dans l’intrigue. Habitué à être le centre d’attention, il n’a pas apprécié que le script lui octroie moins de temps à l’écran. Eastwood a même envisagé de refuser le rôle, ce qui l’a amené à négocier un salaire de 250 000 dollars ainsi qu’un pourcentage des bénéfices aux États-Unis avant d’accepter.
Le succès du film
Finalement, ‘Le Bon, la Brute et le Truand’ a connu un immense succès, rapportant plus de 38 millions de dollars avec un budget de seulement 1,2 million. Ce succès a non seulement établi Eastwood comme une star internationale, mais a également solidifié la place de Leone en tant qu’auteur emblématique du genre Western. Les improvisations de Wallach continuent d’être souvent citées, montrant que dans le cinéma, les moments d’improvisation peuvent devenir inoubliables.

