Stand: 09.04.2026 • 13:13 Uhr

Une équipe de chercheurs de l’Institut Alfred-Wegener de Brême a découvert une minuscule île non cartographiée en Antarctique. L’équipe est à bord du “Polarstern” dans la mer de Weddell depuis début février.

Une découverte inattendue

Des conditions météorologiques difficiles avaient initialement interrompu les recherches. Selon l’Institut Alfred-Wegener (AWI), l’équipe cherchait refuge dans le sillage de l’île Joinville. En scrutant l’horizon, Simon Dreutter, chercheur à l’AWI, a remarqué un “iceberg” qui semblait particulièrement sale. Après une inspection plus approfondie, il est apparu que ce n’était pas un iceberg, mais une roche. Cela a provoqué un changement de cap, révélant que l’équipe faisait face à une île jusqu’alors inconnue.

Caractéristiques de l’île

Le “Polarstern” s’est approché de cette île non répertoriée à 150 mètres. Grâce à un drone et à un échosondeur, l’île a été systématiquement mesurée. Les résultats indiquent que l’île mesure environ 130 mètres de long et 50 mètres de large, avec une élévation d’environ 16 mètres au-dessus de la surface de l’eau. Bien qu’elle figure comme zone dangereuse sur les cartes maritimes, l’île n’est pas marquée sur d’autres bases de données. De plus, sa position sur la carte maritime est d’environ une mille nautique décalée de sa position réelle, un mystère pour l’AWI.

Un futur nom pour l’île

Actuellement, l’île n’a pas encore de nom, mais cela devrait changer prochainement. L’AWI a annoncé qu’un processus formel serait engagé pour lui attribuer un nom et l’ajouter aux cartes maritimes internationales ainsi qu’à d’autres bases de données essentielles. Cela permettra de mieux sécuriser cette zone et de la rendre plus accessible aux futures expéditions.

La découverte de cette île non cartographiée souligne non seulement l’importance de la recherche en Antarctique, mais aussi la nécessité de mise à jour régulière des cartes maritimes afin de garantir la sécurité des navigateurs et des chercheurs. Cette nouvelle mémoire topographique enrichit notre connaissance de l’environnement polaire et nous rappelle encore une fois combien de secrets peuvent demeurer cachés dans des zones reculées de notre planète.



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