Des garanties aux opérateurs qui extrairont le nouveau gaz (moins de 2 milliards de mètres cubes), blindées par des contrats pluriannuels, pour être ensuite proposées à des prix maîtrisés aux énergivores et, sous réserve d’au moins un tiers, aux petites et moyennes entreprises de taille moyenne. Alors que, sur le front des 15 térawattheures d’énergie renouvelable retirés du GSE – mais le montant est encore sujet à comparaison – qui seront mis à la disposition des mêmes catégories, là encore à des coûts réduits, une partie de cette énergie devra également être vendu aux îles majeures interruptibles (Sicile et Sardaigne). Voilà quelques-uns des morceaux de réduction des coûts sur lesquels travaille le ministre de la Transition écologique, Roberto Cingolani, en collaboration avec l’Économie, et qui s’inscrit dans le plan du gouvernement pour répondre au cri d’alarme des entreprises étouffées par la course imparable. du prix du gaz.
Le problème de la toiture
Un plan qui devrait également passer par un nouveau décret avec lequel l’exécutif vise à alléger encore les factures onéreuses et qui se heurte cependant à un dossier de toiture sur lequel les techniciens travaillent en ces heures pour comprendre les réelles possibilités de manœuvre. Alors que les demandes des partis sont désormais innombrables et qu’hier, pour allonger la liste des hommes politiques faisant pression sur le gouvernement pour une nouvelle intervention, c’était d’abord le chef de Forza Italia, Silvio Berlusconi, puis le numéro un de la Ligue, Matteo Salvini , qui a mis à jour l’abaque des chiffres (“il faut une intervention de 30 milliards pour la crise énergétique”).
La couverture avec laquelle le gouvernement est mesuré est cependant beaucoup plus courte. Et le décompte des mesures possibles sur la table est élevé : en effet, 10 milliards ne sont nécessaires que pour prolonger les crédits d’impôts en faveur des entreprises plombées par les hausses, à commencer par les énergivores et les énergivores, étant donné que la disposition précédente (le décret d’aide bis), la base de calcul des avantages a changé avec les prix de l’électricité et du gaz qui ont entre-temps explosé. Le mouchard est, comme d’habitude, entre les mains de la Mef qui doit faire la somme des éventuels reliquats de fonds non utilisés et extra-encaissés. Parce que personne, entre Palazzo Chigi et Via XX Settembre, ne veut entendre prononcer le mot écart budgétaire, mais il y a pleine conscience de devoir donner de nouvelles réponses à la crise qui met à genoux le système de production.
C’est pourquoi de la présidence du Conseil est venue l’invitation au MITE d’accélérer la réduction des coûts pour les consommateurs d’énergie et les PME. Le ministre Cingolani veut être prêt début septembre – quand le plan d’économies d’énergie du blindage de l’hiver prochain devrait également s’achever – et a mis ses hommes au travail pour brûler le temps du feu vert. Il s’agit de deux arrêtés interministériels, définis en accord avec l’Economie, qui impliquent le Responsable des Services Energétiques (GSE). Ce dernier a déjà ouvert l’un des deux chantiers navals, lançant des avis ces dernières semaines aux opérateurs qui entendent s’engager à assurer le nouveau gaz. Pour s’approvisionner, la filiale de la Mef devra alors stipuler, en amont, sur les deux fronts, des contrats pluriannuels afin de pouvoir vendre l’énergie en aval à des coûts réduits.

