Peu importe qui remportera les élections politiques du 25 septembre, il y a déjà une certitude. Le Parlement ne sera plus le même qu’avant. Il y aura deux chambres “inédites”, perdues par environ 30% des parlementaires, celles qui se réuniront fin octobre après le vote des urnes. La réforme constitutionnelle lancée en 2020 a en effet ramené le nombre de députés de 630 à 400 et celui des sénateurs élus de 315 à 200, auxquels s’ajouteront les cinq sénateurs à vie.

Inconnu sur le fonctionnement des organes parlementaires

Une structure et une configuration sans précédent, avec pour conséquence que des questions sur l’activité parlementaire se posent. Alors qu’en fait le cisaillement résoudra les problèmes ataviques d’espaces de travail pour les parlementaires et les groupes, on s’interroge sur la fonctionnalité des organes, notamment pour le Sénat.

La réduction du nombre de commissions permanentes au Sénat

L’Aula de Palazzo Madama réduit le nombre de Commissions permanentes de 14 à 10 en fusionnant certaines d’entre elles (Etranger et Défense, Environnement et Travaux Publics, Industrie et Agriculture, Travail et Santé). Et les petits et moyens groupes auront un ou deux sénateurs dans chaque commission, ce qui empêchera leur spécialisation et nécessitera un plus grand recours à des techniciens extérieurs et aux législateurs des ministères.

Le nœud Commissions bicamérales

L’autre problème concerne les commissions et organismes bicaméraux, tels que Copasir, Rai Vigilanza, Antimafia. Celles-ci doivent par exemple éviter de se réunir en début d’après-midi (lorsqu’il n’y a pas de travaux dans les deux salles de classe) en liaison avec les commissions permanentes de la Chambre et du Sénat, sous peine de manquer le quorum dans l’une ou l’autre. Par conséquent, pour les bicaméraux, les appels arrivent au lever ou au coucher du soleil. Autant d’étapes qui seront rendues indispensables par la nouvelle structure parlementaire décidée par la politique. Et cela amènera peut-être avec lui la nécessité d’autres réformes fondamentales comme celle présidentielle invoquée par les Frères d’Italie ou celle sur l’autonomie prônée par la Ligue.

Confrontation sur la nouvelle loi électorale

En toile de fond, le débat pour une nouvelle loi électorale qui puisse donner une stabilité gouvernementale aux coalitions gagnantes. Un problème ressenti de toutes parts, au point de faire dire au gouverneur de Ligurie Giovanni Toti devant le parterre de Communion et Libération que la loi actuelle apparaît plus comme une perversion qu’un instrument d’application du consentement. Et le Parti démocrate explique dans son programme qu’il est essentiel de rendre le système politique italien plus fort, participatif et transparent. Pour cette raison, “la mauvaise loi électorale avec laquelle on va voter doit être changée, car les listes bloquées rabaissent le rôle du parlementaire, elles conditionnent son comportement” D’où la proposition de nouvelles règles à proposer au Parlement dès les premiers mois de la prochaine législature pour surmonter la fragmentation, le transformisme, réduire les effets de distorsion de la représentation liés à la coupure des parlementaires et favoriser la construction de forces politiques stables avec une identité reconnaissable ». En attendant, cependant, nous allons aux urnes avec les anciennes règles.



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