Les moteurs PureTech de Stellantis : Une fin tragique

Après des milliers de plaintes, Stellantis a reconnu en janvier 2025 que ses moteurs PureTech avaient des défauts de fabrication. À la recherche de la réduction des coûts, la société a été prise dans un cycle de production défaillante, entraînant des défaillances prématurées et une mauvaise réputation catastrophique.

La décision de cesser la production

Stellantis a cessé la commercialisation des moteurs PureTech, et le nouveau modèle a abandonné cette désignation controversée. Le moteur ne s’est pas contenté de mettre fin à sa propre production ; il a également entraîné la fermeture d’une usine emblématique de l’automobile française.

Problèmes sérieux rencontrés par les clients

Les clients de Stellantis ont réclamé des réparations pour leurs moteurs PureTech tout au long de 2024. Face à cette montée de mécontentement, l’entreprise a dû s’exécuter : en janvier 2025, elle a annoncé l’extension de la garantie pour ces moteurs, acceptant ainsi de couvrir les réparations des unités défectueuses produites entre 2022 et 2024.

Une conception problématique

Le design des moteurs PureTech semblait avoir compromis leur fiabilité. En cherchant à économiser, la contamination de la courroie de distribution par des résidus d’huile et de carburant a entraîné un vieillissement accéléré, pouvant entraîner des pannes graves. Une rupture de cette courroie peut causer des dommages irréparables au moteur.

Les conséquences économiques et réputationnelles

Le coût des réparations a coûté des millions d’euros à Stellantis. Cependant, le plus grand impact a été sur son image de marque. Pour remédier à cette situation, Stellantis a lancé le Turbo 100, un moteur censé remplacer les PureTech défectueux. Ce changement fait suite à des problèmes supplémentaires signalés sur les versions révisées des moteurs précédents.

La fermeture de l’usine de Douvrin

La fin de la production des moteurs PureTech a également entraîné la fermeture de l’usine de Douvrin, une décision annoncée par L’Automobile. Cette mesure, conséquence directe des performances décevantes des moteurs, marque un tournant pour la stratégie de l’entreprise.

Une fin douloureuse pour une usine historique

L’usine de Douvrin était en activité depuis 1969, soutenue par des investissements de Peugeot et Renault. Après avoir été entièrement acquise par PSA en 2013, elle a été intégrée dans Stellantis suite à la fusion de FCA et PSA. La fermeture de cette usine toucherait durement la communauté locale.

Repositionnement des employés

Stellantis a réussi à réaffecter 340 employés à d’autres sites de production, notamment dans la fabrication de batteries. Cependant, l’avenir de 100 travailleurs reste incertain, et la moitié d’entre eux sont des employés temporaires sans affectation définitive.

L’impact sur l’industrie automobile européenne

Le retrait de l’usine de Douvrin illustre un phénomène plus large dans l’industrie automobile européenne, qui pivote vers l’électrification. Stellantis a souvent signalé que les coûts de production en France étaient trop élevés, une réalité partagée par d’autres grands acteurs comme Volkswagen qui prévoit de licencier des milliers d’employés.

Une transition vers le futur

Alors que Douvrin cessera de produire des moteurs à combustion, d’autres pays comme le Maroc et la Turquie continuent de le faire à un coût plus compétitif. Ces changements témoignent d’une évolution globale vers des solutions plus durables dans la production automobile sur le continent européen.



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