Avant qu’une unité de pompiers puisse poursuivre son chemin pour répondre à une urgence, une dispute conjugale est devenue un obstacle sur l’avenue Primavera, dans le district limeño de Santiago de Surco. Le couple s’est interposé devant le véhicule de secours, empêchant ainsi son avance malgré les sirènes activées et les demandes du personnel pour dégager la route.
Des images diffusées par ATV Noticias ont enregistré des moments de tension : alors que les pompiers tentaient de persuader la citoyenne de s’écarter, elle répondait par des phrases incohérentes et continuait de bloquer le passage. Des témoins ont observé que plusieurs minutes se sont écoulées pendant que l’unité était immobilisée.
Une dispute conjugale a empêché le travail des pompiers
L’incident s’est produit sur l’avenue Primavera, en direction du sud, alors qu’un couple se disputait en pleine rue. Selon la vidéo diffusée par ATV Noticias, la femme a tenté d’empêcher l’homme de quitter les lieux, se plaçant à plusieurs reprises devant lui pour l’empêcher de continuer son chemin.
Les images montrent que l’homme semblait prendre la situation avec légèreté, souriant parfois pendant l’altercation, tandis que la femme insistait pour qu’il ne parte pas. Tous deux restaient sur la chaussée alors qu’une unité du Cuerpo General de Bomberos Voluntarios del Perú avait besoin de traverser la zone.
Les pompiers ont activé des signaux sonores et visuels et ont fait de nombreuses exhortations pour que la femme libère la voie. «Retire-toi de là. Tu empêches le travail des pompiers», a déclaré un membre de l’équipe qui est descendu du véhicule pour tenter de la déplacer.
La femme est restée sur place, lançant des expressions incohérentes. Dans la vidéo, on l’entend demander qu’une ambulance la transporte car, selon ses dires, elle était «folle». Elle insistait également pour récupérer un téléphone et affirmait que l’homme impliqué était son mari.

«S’il te plaît, tu empêches que nous puissions répondre à une urgence», a réitéré un autre pompier. Malgré les demandes pour qu’elle se mette de côté, la situation s’est prolongée plusieurs minutes avant que la voie ne soit finalement dégagée et que l’unité puisse continuer son chemin.
Les images ont suscité des réactions concernant le risque que représente le retard pour les véhicules d’urgence, où chaque minute peut être cruciale.
La législation péruvienne impose des obligations spécifiques aux piétons face aux véhicules d’urgence circulant avec sirènes et lumières activées. L’article 66 du Règlement National de la Circulation stipule que les piétons n’ont pas le droit de passage face aux véhicules autorisés, tels que ceux des pompiers, ambulances et unités de police, lorsqu’ils utilisent des signaux sonores et visuels.

L’article 77 dispose qu’en cas de signaux, le piéton doit immédiatement dégager la chaussée et rester dans des refuges ou des zones sûres, lorsque les conditions le permettent. Se maintenir délibérément devant une unité d’urgence constitue une infraction à cette obligation.
Sur le plan pénal, certains comportements pourraient mener à des investigations pour entrave au fonctionnement des services publics. L’article 283 du Code Pénal sanctionne ceux qui entravent le bon fonctionnement de services publics avec des peines allant de quatre à six ans d’emprisonnement et des jours-amende, selon la nature des faits.
Si des violences ou des intimidations empêchaient une autorité, ou une personne lui apportant assistance, d’exercer ses fonctions, les autorités pourraient envisager d’appliquer l’article 366 du Code Pénal, relatif à la violence contre l’autorité. La détermination des responsabilités dépendra des circonstances spécifiques du cas.

