
Le Pays de Serres fait partie des 151 zones françaises en rouge sur la carte des **déserts médicaux**. Dans le cadre d’un **plan de lutte national**, un premier médecin va s’installer pour quatre jours à la Maison médicale de Montaigu-de-Quercy.
« Il n’y a plus qu’un médecin à la Maison médicale de Montaigu, l’autre est parti en retraite comme ses deux collègues de Lauzerte, Cazes-Mondenard n’en a plus et il en reste un qui exerce à mi-temps à Bourg-de-Visa. » Claude Véril, **président de la communauté de communes du Pays de Serres en Quercy** et maire de Belvèze a vite fait les comptes. Depuis plusieurs mois, avec le pharmacien de la commune, il se bat pour trouver la **perle rare** dans un bassin de 8,400 habitants répartis dans 22 communes.
Un besoin si **prégnant** que l’intercommunalité a été retenue dans les 151 zones prioritaires du **plan de solidarité territoriale** avec l’objectif de bénéficier, sur la base du volontariat, d’un médecin remplaçant pour quelques jours par mois. Après plusieurs mois d’attente, l’**Agence Régionale de Santé** a informé le président de la communauté qu’un médecin était **candidat** pour exercer quatre jours durant à la Maison de santé de Montaigu-de-Quercy, du lundi 27 au jeudi 30 octobre inclus.
« Faire de l’humanitaire en France »
Le Dr Matthieu Guilhem, associé à un autre médecin dans un cabinet à Sète, a décidé de se lancer dans cette aventure avec un certain **enthousiasme**. « On m’a dit que j’avais été le premier à m’inscrire en France. Je devais commencer une première mission à Lodève, mais il n’y avait pas les locaux nécessaires. Pour mon cabinet de Sète, je suis en contact avec une remplaçante et si cela ne se fait pas, je fermerai… »
Le médecin, qui a loué une maison pour quatre jours et a prévu de venir avec sa femme et ses deux enfants, a bien conscience « d’**essuyer les plâtres** ». « Dans la forme actuelle, ce n’est pas très attractif (les médecins touchent une **indemnité de 200 €** par jour en plus de leurs honoraires, ndlr), mais c’est le début d’un processus. J’ai toujours voulu faire de l’**humanitaire** en France. Je ne comprends pas que des collègues aillent à l’étranger, alors que nombre de nos compatriotes n’ont pas accès à la médecine primaire. J’ai saisi cette opportunité. C’est une mission ponctuelle, mais je compte en faire plusieurs dans l’année pour découvrir d’autres régions, une autre campagne. »
« Des pistes pour février »
Devant les besoins, le Dr Guilhem ne devrait pas chômer, mais il est venu pour ça. « Je vais travailler comme à Sète du matin au soir. En théorie, je ne dois prendre que sur **rendez-vous** via un site internet de l’ARS. Je vais également communiquer sur **Doctolib**. Il y a une vraie **volonté** des acteurs locaux, notamment de Claude Véril et du pharmacien de Montaigu qui ont fait beaucoup d’efforts. »
Même si ce remplacement ne durera que quatre jours, le président de la communauté de communes, qui avait réagi favorablement à cette annonce, se réjouit de cette bouffée d’**oxygène** momentanée. « On avait eu tellement de promesses que je commençais à douter. C’est un bon début et j’ai déjà des pistes pour le mois de **février**. »
En conclusión, la instalación temporal de un médico en Montaigu-de-Quercy representa un rayo de esperanza para la comunidad de Pays de Serres, que enfrenta una crónica escasez de servicios médicos. La iniciativa no solo busca mejorar el acceso a la salud en el corto plazo, sino que también refleja un movimiento más amplio para construir un sistema de salud más accesible y equitativo en áreas que tradicionalmente han sido desatendidas. Esta acción podría ser el primer paso de un cambio significativo hacia la solución del problema de los déserts médicaux en Francia.




