“Jusqu’à présent, nous avons payé 39 millions d’acomptes. Et d’ici fin juillet, les enquêtes conclues sur les dossiers présentés en juin seront également payées. Il manque encore un million de candidats potentiels, mais nous pensons que l’audience a été surestimée ». Pour faire le point sur les premiers mois de fonctionnement de l’allocation universelle unique, c’est Maria Sciarrino, directrice centrale de l’INPS qui a suivi dès les premières heures la mise en place de la plateforme et la définition des consignes techniques de la nouvelle mesure de soutien aux familles .
Pensez-vous qu’il y aura des retardataires ? C’est-à-dire des familles qui présenteront une demande à partir de juillet et n’auront pas droit à des arriérés ?
L’audience s’est maintenant presque consolidée. Les nouvelles questions qui arrivent diminuent progressivement. Nous avons réalisé une très large campagne d’information, également grâce à l’aide des patronages. Nous avons également évoqué la date butoir de fin juin. Il est probable qu’il y ait eu une surestimation initiale de l’audience globale de la mesure.
Le taux de candidatures payantes sur celles reçues est d’environ 90%. Certains dossiers sont encore sous enquête, d’autres paiements ont été bloqués, n’est-ce pas ?
La plupart des demandes faisant l’objet d’une enquête complémentaire nécessitent, par exemple, des contrôles sur les titres de séjour : nous avons donné la possibilité aux bureaux locaux de les vérifier. Il existe également d’autres cas qui présentent des irrégularités dans les coordonnées bancaires communiquées pour les crédits. Par rapport aux premiers mois, nous avons anticipé une série de contrôles : maintenant nous les faisons à l’avance pour éviter d’avoir à bloquer les paiements plus tard, même si ce processus implique un certain retard par rapport au début.
Y a-t-il beaucoup de questions bloquées pour cause de conflit entre ex-conjoints sur les modalités de versement – à 50 ou 100 % – des sommes ?
Il y en a environ 175 mille. Nous avons permis au parent qui conteste le choix de l’ex-conjoint de saisir la sentence du juge qui ordonne le partage de ces sommes. À ce stade, il appartient aux bureaux locaux de vérifier la documentation. En attendant, dans ces cas, nous bloquons les paiements et attendons la vérification avant de les débloquer.
De plus, un candidat sur cinq n’a pas l’ISEE. Pourquoi pensez-vous?
Les chiffres de l’ISEE cette année sont très importants, mais il faut dire qu’il est de plus en plus sollicité pour d’autres prestations, notamment celles liées au soutien du revenu. Et dans tous les cas, la part des bénéficiaires de l’allocation unique sans ISEE continue de diminuer, de mois en mois : beaucoup ont d’abord demandé l’allocation puis, par la suite, demandé l’ISEE. Pour cette raison, chaque mois, avant de procéder aux paiements, l’INPS vérifie la présence de l’indicateur et, si nécessaire, recalcule les montants dus.


