Reconnaissance de la Défaite par Roberto Sánchez
Dans une déclaration marquante, Roberto Sánchez, ancien candidat à la présidence pour le parti Juntos por el Perú, a reconnu sa défaite lors des récentes élections. Cependant, il a soulevé des préoccupations quant à la légitimité du scrutin, affirmant que le résultat était le fruit de « l’irrégularité ». Ce constat a été partagé lors d’un entretien accordé à RT en Español, peu après que le comptage officiel des votes par l’Office National des Processus Électoraux (ONPE) ait atteint 100 %.
Appel à la Résistance Politique
Sánchez a annoncé la création d’une coalition de « résistance » face à la possible présidence de Keiko Fujimori, candidate de Fuerza Popular. Il a exprimé son intention de contester les résultats sur les plans politique et légal, y compris par le biais d’organisations internationales telles que la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH).
La Lutte pour la Volonté du Peuple
En réponse à sa défaite, Sánchez a précisé que la victoire de la candidate adverse ne reflétait pas la volonté du peuple péruvien, qui, selon lui, continue de résister avec « espoir, joie et éthique ». Il a insisté sur le fait que gagner une élection ne fait pas nécessairement de quelqu’un un démocrate, particulièrement dans le contexte de Keiko Fujimori, qui a des antécédents controversés en matière de droits humains.
Coalition Diversifiée pour Défendre les Droits
Il a promis de fédérer une coalition composée de députés, sénateurs et dirigeants sociaux de toutes tendances pour défendre les droits des Péruviens. Cette initiative vise à contrecarrer ce qu’il décrit comme l’établissement politique traditionnel qui valide la gestion de Fujimori.
Justice pour les Victimes des Protests
En parallèle, Roberto Sánchez a dénoncé le traitement réservé aux victimes des récentes manifestations antigouvernementales, où il a évoqué « la volonté politique » de l’État et de Fuerza Popular tout en demandant justice pour les « assassinés du sud ».
Il a souligné que « les balles de notre armée et de la police » avaient causé la mort de 50 Péruviens, ajoutant que cette impunité devait être dénoncée. Sánchez est déterminé à maintenir une surveillance active sur les actions du gouvernement, insistant sur le fait que la démocratie nécessite l’engagement autant des gouvernants que des gouvernés.
Appel à la Pacification
Enfin, il a établi un appel à la paix, condamnant toute forme de violence ou de terrorisme, tout en exigeant le respect pour le peuple péruvien. Le défi, selon lui, réside dans la manière dont l’établissement politique réagira à la résistance populaire qui émerge face à une possible élection de Fujimori.


