Le Gouvernement dominicain rappelle son ambassadrice à Nicaragua

Le Ministère des Affaires étrangères de la République dominicaine (Mirex) a annoncé, ce jeudi, que suite aux instructions du président Luis Abinader, un appel à consultation de son ambassadrice à Nicaragua a été décidé. Cette mesure fait suite à des déclarations récentes des autorités nicaragüenses, jugées contraires aux principes démocratiques et aux engagements pris dans le cadre du système interaméricain.

Une riposte à des déclarations controversées

En effet, le gouvernement dominicain a exprimé des préoccupations face aux récentes affirmations du président nicaraguayen Daniel Ortega, qui a annoncé que “plus d’élections auront lieu” dans le pays. Ce propos a déclenché une réaction voire une condamnation immédiate de la part de la communauté internationale, notamment de la République dominicaine.

Abinader a souligné via les réseaux sociaux qu’il “maintiendra fermement la défense de la démocratie et du droit des peuples des Amériques à choisir librement leurs dirigeants”. Cette déclaration est un élément clé au cœur de la diplomatie dominicaine qui se veut résolue en matière de processus démocratiques.

La défense des principes démocratiques

La Cancillería dominicaine a réaffirmé son engagement à protéger ces droits. Selon l’article 1 de la Charte démocratique interaméricaine, il a été précisé que “les peuples d’Amérique ont droit à la démocratie, et leurs gouvernements ont l’obligation de la promouvoir et de la défendre”. Cette déclaration souligne les principes fondamentaux que la République dominicaine souhaite défendre sur la scène internationale.

La position d’Abinader vis-à-vis des déclarations d’Ortega s’inscrit dans un cadre plus large, où la préservation des droits électoraux est perçue non seulement comme un engagement national, mais comme un impératif interaméricain.

Les réactions internationales

La réponse dominicaine a promptement été diffusée par le Ministère des Affaires étrangères, condamnant fermement les propos de Ortega, considérés comme une violation flagrante des principes de la démocratie représentative. Le communiqué a affirmé que de telles déclarations constituent un “ouvert mépris des droits du peuple nicaraguayen à élire librement ses autorités”.

Une pression croissante sur le Nicaragua

Cette situation a engendré une nouvelle phase de pression internationale sur le Nicaragua, marquée par l’inquiétude de plusieurs pays de la région, tels que Brésil, Bolivie, Chili, Panamá et Costa Rica, tous appelant au respect des droits civiques et à la tenue d’élections libres.

En réponse, le régime de Ortega a riposté par une note de presse attaquant les autorités dominicaines, qualifiant leur position de “servitude honteuse”, et s’appuyant sur des références historiques pour contester la légitimité de Santo Domingo.

Conclusion

La situation de la République dominicaine vis-à-vis de Nicaragua reste délicate, mais le pays affirme son souhait de défendre les principes démocratiques. Les réactions d’autres nations, alliées à une communication claire sur les valeurs de démocratie et de liberté d’élection, laissent entrevoir un avenir incertain pour le régime en place à Nicaragua.

Alors que le débat se poursuit, il sera crucial pour les nations d’Amérique de s’unir contre toute tentative de défaire les droits démocratiques fondamentaux qui ont été durement acquis.



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