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Le témoignage frappant d’Andrea Amaya : un appel à la protection des droits dans l’industrie pour adultes

Andrea Amaya accuse un producteur d’abus sexuels – crédit Instagram

Le témoignage d’Andrea Amaya, connue dans l’industrie pour adultes sous le nom de ‘Shaira’, a récemment ravivé un débat crucial en Colombie sur le harcèlement sexuel et la manque de régulation ciblant les droits des personnes travaillant dans cette industrie. Accusant le producteur Cristian Cipriani, Amaya a révélé des abus graves qui, selon elle, ne sont pas des cas isolés.

Un incident tragique : abus et manque de consentement

Lors d’une interview accordée à Caracol Radio, Amaya a expliqué que son expérience traumatisante s’était produite lors d’une enregistrement en 2021. Celui-ci a débuté sous des promesses de collaboration avec un acteur particulier, mais qui s’est rapidement transformé en un cauchemar lorsqu’elle a été forcée de travailler avec un autre homme après que Cipriani a falsifié une appel pour justifier l’absence du premier acteur.

Elle a reporté avoir été menacée d’une amende contractuelle de cinq millions de pesos si elle refusait de tourner la scène. Pendant la préparation, Cipriani lui a offert une boisson alcoolisée, la faisant se sentir très désorientée, à tel point qu’elle ne se rappelle pas de la plupart des événements qui se sont déroulés pendant cette session de plus de huit heures.

Un contexte d’impunité dans l’industrie pour adultes

Selon Amaya, les abus dans l’industrie ne se situent pas seulement au niveau individuel. Elle affirme que d’autres femmes ont également subi des expériences similaires, et que les pratiques abusives sont courantes. Les contrats contiennent souvent des clauses ambiguës qui facilitent la manipulation et le contrôle des actrices.

Des études dans d’autres pays ont révélé que des incidents similaires se produisent dans d’autres milieux de divertissement pour adultes, où le pouvoir et la dynamique de genre jouent un rôle majeur. Amaya a ajouté que la stigmatisation sociale et le manque de protection juridique pour les travailleurs de cette industrie compliquent grandement la situation.

Des témoignages difficiles à porter

L’un des plus grands obstacles auxquels Amaya fait face dans sa quête de justice est la perception biaisée de l’industrie pornographique. La Fiscalité a tendance à minimiser les récits de femmes issues de ce secteur, supposant que leur consentement à participer à des productions pornographiques équivaut à une acceptation des abus.

“Le fait d’être actrice de films pour adultes fait que les gens croient que les abus ne comptent pas,” a-t-elle expliqué. Amaya a souligné la nécessité d’obtenir plus de visibilité médiatique afin que de telles affaires soient prises au sérieux et que les victimes puissent être entendues.

L’avenir incertain de Cristian Cipriani

Concernant Cristian Cipriani, Amaya a révélé que le producteur a depuis changé de domaine, se présentant désormais comme coach pour hommes souffrant d’addiction à la pornographie. Ce changement n’est pas dû à une évolution personnelle, mais à la réaction de la communauté face à son comportement.

Cela pose la question : qu’est-ce qui empêche réellement la responsabilité dans cette industrie ? Tant que les producteurs ne seront pas tenus légalement responsables de leurs actions, des cas similaires au sien continueront à se produire.

Appel à une régulation stricte

Amaya a plaidé pour une régulation stricte de l’industrie afin que des normes claires puissent être mises en place pour éviter d’autres abus. L’absence de lois claires sur la protection des droits de ces travailleurs permet aux abus de persister, rendant difficile leur réhabilitation et l’établissement d’un environnement de travail plus sûr.

Dans l’ensemble, le témoignage d’Andrea Amaya et son appel à une prise de conscience montrent non seulement un besoin urgent de changement dans l’industrie, mais aussi l’importance de pouvoir entendre et valider les histoires des victimes. Cela soulève des questions fondamentales sur les droits des travailleurs dans des domaines souvent négligés par les lois et les normes sociales, laissant leurs voix dans l’ombre.



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