Dès 2018, divers sites internet rapportaient des informations sur le poste qu’aurait occupé le demandeur d’asile syrien Ayham Al S., arrêté mardi, au sein du groupe terroriste Etat islamique (EI). Lequel écrit de Volkskrant Samedi. Le site de l’actualité internationale Al Arabie aurait qualifié S. d’« émir des services de sécurité » du sud de Damas dans plusieurs articles. C’était avant qu’il ne reçoive un permis de séjour en 2019.

À peu près à la même époque, un site de propagande syrien aurait publié un article faisant référence à S. par son nom de combattant, Abu Khaled al-Amni. Dans le même article, il est décrit comme un agent de sécurité de l’EI qui aurait été impliqué dans des négociations avec le régime syrien sur le départ du groupe terroriste de Yarmouk, le quartier palestinien près de Damas.

“Il n’est donc pas clair si les informations provenant des sources publiques sur Al S. n’ont pas été découvertes à l’époque, ou s’il y avait une raison de mettre les données de côté”, écrit de Volkskrant. L’IND n’a pas voulu répondre aux questions du journal car il n’aborde pas les cas individuels.

Le ministère public soupçonne S. d’avoir été chef de la sécurité de l’EI à Yarmouk entre 2015 et 2018. Sous sa direction, des personnes auraient été kidnappées, torturées et assassinées. Au cours des deux années précédentes, il aurait effectué le même travail pour l’organisation terroriste Jabhat al-Nusra. Après une information sur Ayham Al S., l’International Crimes Team (TIM) et le ministère public ont ouvert une enquête. Mardi, il a été arrêté dans le village d’Arkel, en Hollande méridionale.

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