Controverse autour de la protection accordée à Beto Coral

Déclaration de Wilson Javier Devia

Wilson Javier Devia, avocat et président du Syndicat des Travailleurs de l’Unité Nationale de Protection (UNP), a récemment critiqué l’attribution rapide d’un schéma de protection à Franklin Humberto Coral Garrido, surnommé Beto Coral. Cette décision a suscité une vive controverse, exacerbée par les allégations de l’Association Nationale des Analystes de Risque et des Équipes de Sécurité (Analtraseg), qui soutiennent que Coral a bénéficié d’une protection « éclair », sans évaluation approfondie des risques.

Justification controversée de la protection

Devia fait valoir que l’attribution rapide de ce schéma de sécurité se fonde sur une faculté discrétionnaire accordée au directeur de l’UNP. Cependant, cette mesure d’urgence devrait être justifiée par une situation de danger imminent, ce qui, selon lui, n’est pas le cas pour Beto Coral. Il souligne que l’histoire de Coral, marquée par son exil et son activism, ne justifie pas l’urgence de cette protection.

La trajectoire de Beto Coral

Après avoir passé plus d’une décennie aux États-Unis, Coral a affirmé que ses menaces étaient liées à des controverses entourant le meurtre de son père. Loin de rapporter des menaces sérieuses durant son séjour à l’étranger, son activisme a été centré sur des critiques virulentes à l’encontre de figures politiques, notamment l’ancien président Álvaro Uribe Vélez.

Détails financiers et injustices perçues

Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, Devia a exprimé son indignation face au coût exorbitant de cette mesure de sécurité, dépassant les 45 millions de pesos. Il a souligné que cela soulève des questions éthiques, surtout à une époque où de nombreux leaders sociaux font face à des menaces sans bénéficier de la même protection. En seulement trois jours, Coral a obtenu voitures blindées et escorts, ce qui suscite un sentiment d’injustice parmi ceux qui sont réellement en danger.

Un appel à la responsabilité

Devia a appelé les organismes de contrôle, tels que la Procuraduría et la Fiscalía, à examiner de près cette situation, évoquant possible prévarication. Mettant en avant qu’il est inacceptable de distribuer des ressources étatiques à des personnes en situation d’absence de menace, il a exhorté le directeur de l’UNP à prioriser la protection des véritables menacés.

Conclusion

La polémique entourant la protection accordée à Beto Coral met en lumière les tensions entre la protection des droits individuels et le favoritisme supposé au sein des institutions. À mesure que la situation progresse, les appels à une réévaluation de la justice et de l’éthique dans le système de protection se font de plus en plus pressants.



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