Parmi les sorties de disques mises en circulation aujourd’hui figure la réédition de “Random Access Memories”, l’album historique des Daft Punk qui, sorti le 17 mai 2013, est leur dernier album, puisque le duo s’est séparé il y a quelques années.
A défaut de mettre la main sur l’édition physique, qui, on le sait, comprend un livret de 20 pages, la réédition de ‘Random Access Memories’ était déjà séduisante en raison de l’inclusion d’un second CD dont le contenu est composé d’un peu plus de trente minutes de musique inédite.
Le deuxième CD de la réédition de ‘Random Access Memories’ est 100% “fans only”, mais attention, il y a des choses intéressantes. Il faut remercier la première de ‘Infinity Repeating’, une deuxième chanson enregistrée par Julian Casabalncas, qui prête son timbre vocal déchiré à un agréable carnaval de sons insulaires et de jazz. Une chanson avec des visages et des yeux qui valait la peine d’être publiée dix ans plus tard, à tel point que les Daft Punk ont pris la peine de la promouvoir avec un clip vidéo officiel. Curieusement, Stevie Wonder allait la chanter.
L’album comprend une autre petite merveille, ‘The Writing of Fragments of Time’, dans laquelle Thomas Bangalter, Guy-Manuel de Homem-Christo et l’artiste invité Todd Edwards négocient sur place la composition de ‘Fragments of Time’ entre pauses abruptes et fous rires. . Un curieux regard sur le travail d’atelier qui fascine en huit minutes. ‘Prime’, autre nouvelle composition, se partage dans une version inachevée, enregistrée en 2012, curieusement avec des sonorités électroniques qui font référence à ‘Tron’, mais encore loin de la facette club de Daft Punk, qui passe déjà à autre chose.
‘Horizon’, le morceau bonus japonais, apparaît également dans la séquence, l’ouvrant en fait partagé entre son “ouverture” instrumentale (dans laquelle brille un chœur d’enfants) et la chanson elle-même, qui, également instrumentale, ne renonce pas à la composante « ringard” de “Random Access Memories”, sonnant comme une ballade perdue de Pink Floyd. Plus tard, entre les sketches de ‘Get Lucky’ (à peine 30 secondes) et ‘Lose Yourself to Dance’ (les «tests de vocoder sont partagés»), se détachent très nettement les prises inédites de ‘Give Life Back to Music’ -spectaculaires l’orchestration des cordes – et “l’épilogue” de “Touch”, aussi émouvant que l’était la chanson originale.

