OUH, CANADA – LES TRAHISONS
Taper: drame existentiel-philosophique
Direction: par Paul Schrader. Avec Richard Gere, Uma Thurman, Jacob Elordi, Victoria Hill, Michael Imperioli, Caroline Havernas, Penelope Mitchell
Se sentir proche de la fin de sa vie, Leonard Fife – symbole de la résistance contre la guerre du Vietnam dans les années 1970 (pour éviter la conscription, il s’enfuit au Canada) puis devient un réalisateur de documentaires acclamé et fortement engagé dans le progrès – il accepte de raconter son histoire devant la caméra d’un de ses anciens élèves (adorateurs).
Mais cette interview devient le moyen d’accepter son passé et de l’avouer. – également à sa femme (Uma Thurman), qui assiste au tournage – les nombreux « mensonges » sur lesquels il avait bâti son existence.
Richard Gere dans « Oh, le Canada »
Le point de départ est Les trahisons de Russell Banks, mais entre les mains de Schrader – qui a signé le scénario au cours de longues discussions avec son ami écrivain et qui tout au long de sa carrière a “inventé des histoires” qui interrogeaient le monde environnant – le film devient une réflexion sur la relation entre réalité et fiction.
Pour le faire brouille les plans, utilise un jeune Leonard Fife qu’il remplace parfois de manière antiréaliste par celui des adultes (joué par Richard Gere). Citant Sigmund Freud et Susan Sontag, il remet également en question sa propre carrière.
Pour ceux qui souhaitent réfléchir sur l’utilisation des images avec Richard Gere.
iO Donna © TOUS DROITS RÉSERVÉS

