(Imagen Ilustrativa Infobae)

Une nouvelle initiative pour les travailleurs au Mexique

Une initiative récente présentée à la Cámara de Diputados vise à modifier la Loi fédérale du travail (LFT) afin que les employeurs soient tenus de fournir une copie du contrat de travail à leurs employés avant le début de leurs activités. Ce projet représente une avancée significative pour les relations de travail au Mexique, un pays où de nombreux travailleurs exercent leurs fonctions sans un document officiel qui protège leur emploi.

Le contexte actuel : un besoin urgent de régulariser les contrats

Le député Juan Ignacio Zavala, du parti Movimiento Ciudadano (MC), est à l’origine de ce projet. Il souligne que bien que la LFT contemplate déjà plusieurs dispositions sur les contrats de travail, aucune obligation explicite n’existe concernant la remise d’une copie du contrat en temps utile.

Le problème : 17 millions de travailleurs sans contrat écrit

Selon l’Enquête nationale sur l’occupation et l’emploi (ENOE), il y a actuellement 17,1 millions de personnes au Mexique qui ne possèdent pas de contrat écrit. Cela représente 41 % de tous les travailleurs subordonnés, c’est-à-dire ceux qui devraient avoir un document validant leur relation de travail.

Les conséquences de l’absence de contrat

Pour Zavala, l’absence de cette obligation génère un desequilibrio estructural dès le début de la relation de travail. Les travailleurs fournissent leurs services sans connaître les conditions précises de leur emploi, comme il l’indique dans l’exposition des motifs du projet.

Que propose cette initiative ?

Le projet vise à intégrer à l’article 132 de la LFT l’obligation pour les employeurs de fournir un contrat de travail écrit avant le début de la prestation de services. Il convient de noter que la proposition ne fixe pas de délai minimum pour la remise, reconnaissant que certaines situations d’embauche peuvent être urgentes.

Un alignement avec les normes internationales

Cette mesure est en accord avec les standards internationaux, puisque dans l’Union européenne, la Directive 2019/1152 oblige déjà les employeurs à fournir des informations essentielles sur la relation de travail avant le début des activités.

Quelles informations doivent figurer dans un contrat de travail ?

La LFT exige que tout contrat individuel inclue, au minimum :

  • Données personnelles du travailleur : domicile, CURP et RFC.
  • Modalité de recrutement: indéfinie, par œuvre, saison ou formation.
  • Description des services à fournir et le lieu d’intervention.
  • Durée de la journée et jours de repos.
  • Mode, montant et lieu de paiement du salaire.
  • Désignation des bénéficiaires en cas de décès.

Il est précisé par la loi que l’absence de contrat écrit n’annule pas les droits du travailleur, mais implique un manque de formalité pour l’employeur.

Un pas vers la transparence dans les relations de travail

Avec cette réforme, le Mexique pourrait progresser vers des relations de travail plus transparentes et équitables, permettant aux travailleurs de connaître et d’examiner leurs conditions d’emploi avant de s’engager. Cette initiative doit cependant encore passer par le processus législatif pour devenir une loi.



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