Carlos Álvarez et le petit-déjeuner électoral

Le candidat présidentiel Carlos Álvarez a confirmé qu’il ne participera pas au traditionnel petit-déjeuner électoral prévu le 12 avril, date des Élections 2026 au Pérou. Cette décision, rapportée par une source proche du candidat à Infobae, marque une rupture significative avec une pratique courante qui rassemble les aspirants à la présidence avant qu’ils ne se rendent aux urnes.

Critique des pratiques électorales

Dans plusieurs interviews, Álvarez a qualifié ces événements de “payasada” (farce) et de “huachafería” (superficialité). Sa décision de ne pas participer illustre son refus de se conformer à ce qu’il considère comme un spectacle inutile. Lors d’une conversation téléphonique avec le podcast Ring Electoral, il a affirmé : “Ce dimanche d’élections, je ne vais pas participer à cette farce.”

Son approche a suscité des réactions variées, certains le félicitant pour son authenticité, tandis que d’autres le critiquent pour sa position anti-conventionnelle. À Nacional Tv Perú, il a expliqué son rejet des déjeuners publics, les décrivant comme une tentative de manipuler l’image des candidats : “C’est comique, je ne vais pas participer à l’hypocrisie où les candidats prennent leur petit-déjeuner avec des enfants et des grands-mères”, a-t-il déclaré.

Une campagne différente

Au lieu de la routine habituelle, Carlos Álvarez a choisi de terminer sa campagne avec un grand mitin à Carapongo, à la périphérie de Lima. Ce rassemblement festif a été l’occasion pour lui de souligner le ton humoristique et critique qui a marqué sa campagne. Il a déclaré : “Je ne me sens pas obligé de me déguiser en homme politique en tant qu’artiste”.

Lors de son discours à Carapongo, il a évoqué les attaques dont il a été victime et a renouvelé son engagement envers les citoyens. Il a appelé les électeurs à ne pas voter pour “des voleurs, des malfaiteurs” en référence à la désillusion généralisée envers la classe politique péruvienne.

Différenciation par rapport aux autres candidats

La décision de Carlos Álvarez de s’écarter des petits-déjeuners électoraux fait partie d’une stratégie visant à se distinguer de ses concurrents. En adoptant un ton humoristique, il remet en question certaines des pratiques politiques traditionnelles au Pérou. Le jour du vote, il se concentrera uniquement sur son devoir électoral, sans activités publiques associées à ce rituel électoral.

D’autres candidats restent fidèles à la tradition

Alors qu’Carlos Álvarez se distingue, d’autres candidats, tels que Keiko Fujimori, Jorge Nieto, Alfonso López Chau et Rafael López Aliaga, poursuivent la tradition du petit-déjeuner électoral. Chacun d’eux organise des petits-déjeuners avec leurs proches et sympathisants, continuant ainsi à nourrir cette coutume de campagne.

Candidats en leurs petits-déjeuners électoraux. América TV



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