Les critiques de Paola Holguín sur Gustavo Petro
La récente interview de l’ex-sénatrice Paola Holguín a Semana a suscité de vives réactions. Holguín a exprimé des critiques acerbes à l’égard du président sortant, Gustavo Petro, en affirmant que son administration tenterait de contrarier celle du nouveau président élu, Abelardo De La Espriella, dès le premier jour.
Des signes inquiétants pour le nouveau gouvernement
Holguín estime que les récents discours de Petro et d’Iván Cepeda font partie d’une stratégie d’opposition fondée sur la “désobéissance civile”. Elle a mis en garde que cela pourrait mener à des situations similaires aux manifestations de 2021. Pour elle, cette approche euphémisée masque un fondement de violence et de terrorisme.
> “Ils sont arrivés au pouvoir en utilisant la violence, le vandalisme et le terrorisme; maintenant qu’ils ont perdu, ils essaieront de maintenir cette menace,” a-t-elle déclaré.
La possible réactivation des mouvements contestataires
Holguín a également soulevé la possibilité d’une résurgence d’organisations semblables à celles impliquées dans les protestations précédentes, telles que la “première ligne”. Selon elle, des signes indiquent une probable réactivation de ces mouvements.
> “Les signaux sont clairs,” a-t-elle affirmé, en mentionnant la présence d’Iván Cepeda dans des zones clés lors des récentes manifestations.
Un appel à la légalité
Concernant la réaction du gouvernement aux actes violents, Holguín a appelé à renforcer la réponse de l’État pour maintenir l’ordre constitutionnel. Elle souligne que même si la protestation sociale est un droit constitutionnel, elle ne doit pas être utilisée pour justifier la violence ou le vandalisme.
> “La violence, le vandalisme et le terrorisme sont des délits qui doivent être poursuivis par les autorités.”, a-t-elle insisté.
Les défis à venir pour le gouvernement De La Espriella
Holguín a évoqué les défis majeurs que le nouveau président devra relever. Elle a souligné l’importance de renforcer la législation afin de faire face aux organisations criminelles, suggérant qu’une “loi de soumission à la justice” pourrait être une alternative viable.
> “Gustavo Petro négociait sans même avoir un cadre juridique adéquat,” a-t-elle critiqué, appelant à une stratégie plus rigoureuse et légale pour traiter avec les groupes armés.
Une ouverture pour l’avenir
En conclusion, Holguín a déclaré qu’elle était prête à contribuer au gouvernement si on lui en faisait la proposition. Elle a affirmé sa détermination à travailler pour le bien de la Colombie, quel que soit le rôle qu’on pourrait lui confier.
> “Je continuerai à lutter, à exprimer mes opinions et à être propositive,” a-t-elle ajouté.


