Desafier à la réglementation des encierros

Les lunettes intelligentes viennent de se heurter de plein fouet aux règles des encierros de San Fermín, marquant ainsi un nouveau tournant légal. Conformément à l’ordonnance municipale, il est interdit d’apporter des caméras, des téléphones portables ou tout autre appareil d’enregistrement audio ou vidéo pendant le parcours. L’article 4.11 stipule clairement que sans autorisation expresse, vous vous exposez à des amendes allant de 601 à 6 000 euros.

Les vidéos qui enfreignent la loi

Un vidéo virale sur TikTok, accumulant près de 20 000 vues, met en lumière un moment palpitant : sauter et s’échauffer avant de courir devant les taureaux. Ce contenu se vante de la capacité à enregistrer tout en évitant l’ordonnance, mais l’utilisation de lunettes comme dispositif d’enregistrement soulève des questions de sécurité tant pour le coureur que pour les autres participants.

Une identification rapide par la police

Avant Meta, il y avait GoPro. La question se pose : est-il plus important de filmer l’encierro que de le vivre ? L’idée des lunettes a rapidement été sanctionnée par la Police Municipale de Navarra, qui a identifié le coureur étranger portant des Ray-Ban Meta durant le deuxième encierro de San Fermín 2026. Ce n’est pas un cas isolé : les autorités ont régulièrement arrêté des coureurs portant des caméras, sachant que la loi interdit explicitement une telle pratique.

Un vide juridique face aux nouvelles technologies

Lunettes intelligentes et leur cadre légal. Quel que soit l’appareil — mobile, GoPro ou drone —, l’enregistrement est prohibé. Bien qu’il n’existe pas de loi spécifique interdisant les Ray-Ban Meta, les réglementations applicables relèvent de l’événement et de la protection des données. En cas de captation d’images de tiers sans consentement, des sanctions peuvent être appliquées.

Les enjeux juridiques importants

Le débat autour de la législation se divise en deux aspects : la sécurité publique et le respect de l’image personnelle. Dans un cadre aussi mouvant et potentiellement dangereux que San Fermín, la sécurité prime souvent, car filmer peut distraire, provoquer des chutes et mettre en danger les coureurs. La vie privée renforce également ce cadre, car la diffusion d’images sans consentement constitue une infraction.

Une tradition réglementée depuis quatre siècles

Jour après jour, devant le taureau. Les encierros, originellement tolérés, sont devenus un événement emblématique de Pamplona. Dès le XVIe siècle, les jeunes hommes ont commencé à courir devant les taureaux ; la réglementation officielle est entrée en vigueur en 1867, avec des mesures de sécurité de plus en plus rigoureuses couvrant tous les aspects de l’événement.

Comportement irresponsable des spectateurs

Les normes prévoient également des amendes pour ceux qui souillent l’espace public. Malheureusement, il est courant de rencontrer des déchets sur le parcours. Les spectateurs en état d’ivresse ou sous l’influence de drogues sont également sujets à des sanctions, mais beaucoup ignorent ces règles.

Consentement et vie privée

Les problèmes de non-consentement, en particulier en matière d’enregistrement, posent des préoccupations supplémentaires. Une amende de 10 000 euros a été infligée par l’AEPD pour des enregistrements diffusés sans autorisation. La loi sur le droit à l’honneur et à l’intimité est strictement appliquée face à de telles infractions.

Un encierro sous haute surveillance

Avec le deuxième encierro des Sanfermines de 2026 désormais terminé, tout s’est déroulé dans les normes : parcours rapides et blessés limités, alors que davantage de mesures de sécurité et de sensibilisation continuent d’être mises en place.

Pour plus d’informations sur ce sujet, consultez les sources pertinentes sur Flickr et d’autres plateformes spécialisées.



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