## Les Protestations Anti-Migrants en Afrique du Sud : Un Mouvement Étrangement Géré ?

En Afrique du Sud, des manifestations anti-migrants ont de nouveau eu lieu, suscitant des interrogations sur leur origine et leur financement. Des organisations comme “March and March” continuent d’organiser des rassemblements hebdomadaires, avec un soutien supposé provenant de l’étranger.

### Un Contexte de Tensions Sociales

La fondatrice de “March and March”, Jacinda Ngobese-Zuma, a dirigé une marche à Pinetown, près de Durban. Les manifestants appellent à des mesures pour garantir des emplois aux Sud-africains, notamment en excluant les travailleurs étrangers des sociétés de livraison. Cet appel a trouvé un écho dans une population fatiguée par le chômage rampant.

### La Réaction des Autorités

Les forces de l’ordre ont averti les participants contre toute forme de violence ou d’auto-justice. Le ministre de la police a rappelé que le contrôle des migrants et les fouilles de maisons seraient de la compétence de l’État seul. Malgré ces avertissements, la participation aux manifestations semble diminuer, probablement en raison des menaces de répression forte.

### Des Appels pour la Sécurité

En raison de l’insécurité croissante, “March and March” a sollicité une protection policière pour ses dirigeants, après qu’un dirigeant de l’organisation ait été tué lors d’une attaque près de Johannesburg. Ce climat de peur soulève des questions sur la sécurité des militants et la légitimité des manifestations.

### Un Départ Massif de Migrants

Face à cette situation, une importante vague de départ de migrants de pays comme le Malawi, le Zimbabwe et le Mozambique se poursuit. Des milliers de personnes sont bloquées dans des camps de transit, attendant d’être officiellement enregistrées pour quitter le pays. Les autorités estiment le nombre de départs à environ 67 000, tandis que le Zimbabwe signale près de 100 000 retours.

### Les Exigences des Manifestants

Les manifestants exigent le renvoi de tous les migrants sans papiers, ainsi que la priorité aux citoyens sud-africains pour les emplois et les prestations sociales. Des rumeurs circulent sur d’éventuels liens entre ces organisations et des partis d’opposition, renforçant l’idée d’une manipulation politique.

### Des Financements Étrangers Suspects

Le gouvernement sud-africain n’écarte pas la possibilité que des financements externes soutiennent ces mouvements. Le président Cyril Ramaphosa a proposé un plan en plusieurs points pour renforcer la régulation migratoire, mais les groupes comme “March and March” jugent ces mesures insuffisantes et poursuivent leurs actions.

### Conclusion

Les récents événements en Afrique du Sud mettent en lumière les tensions croissantes autour de l’immigration et du chômage. Les manifestations anti-migrants, prétendument alimentées par des intérêts étrangers, nécessitent une attention particulière pour éviter une escalade de la violence et protéger les droits humains. Avec des élections locales prévues, la situation pourrait devenir encore plus volatile alors que les groupes continuent de revendiquer leur droit à la sécurité et à l’emploi.



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