L’Union européenne a ouvert la voie à un neuvième paquet de sanctions contre la Russie. Le Premier ministre Mark Rutte a qualifié le nouveau paquet de “paquet de sanctions” après le sommet de l’UE. Il devient de plus en plus difficile de trouver de nouvelles mesures qui frapperont durement la Russie.

Dans le cadre du nouveau paquet, 200 Russes seraient inscrits sur la liste des sanctions. L’exploitation minière russe, un certain nombre de banques et les médias de propagande russes sont également attaqués. Le dossier doit être formellement finalisé ce vendredi. Plus de détails seront annoncés par la suite.

La Pologne cesse de résister

La Pologne a également mis fin jeudi à son opposition à un ensemble de mesures, dont 18 milliards d’euros d’aides à l’Ukraine et un impôt minimum pour les grandes entreprises. Le paquet comprend également le gel des fonds destinés à la Hongrie parce que le pays ne respecte pas les règles européennes de l’État de droit. Le plan de relance Covid de la Hongrie a été approuvé sous condition. À l’origine, la Hongrie avait arrêté les mesures comme moyen de pression pour obtenir le déblocage des fonds bruxellois.

À l’initiative des Pays-Bas, les dirigeants de l’UE se réuniront en février pour un sommet supplémentaire de deux jours afin de discuter de la position concurrentielle de l’industrie européenne et de la migration. “La migration”, a déclaré Rutte, “outre la guerre en Ukraine, commence à ressembler au plus gros problème auquel l’Europe est confrontée”.

Lors de ce sommet, Rutte veut faire avancer tous les aspects de la politique migratoire : le retour des migrants en situation irrégulière, la fermeture de la route des Balkans occidentaux et les règles de Dublin qui stipulent que les demandeurs d’asile sont enregistrés dans le pays dans lequel ils arrivent l’UE. Ces règles ne sont pas correctement appliquées.

Lors du sommet, la Bosnie-Herzégovine a obtenu le statut de membre candidat de l’Union européenne. Le processus pour devenir membre peut prendre des années.

Scandale de la corruption

Le sommet de l’UE a débuté jeudi par une réunion avec le président du Parlement européen sur le scandale de corruption récemment découvert. Un certain nombre de parlementaires auraient reçu de l’argent du Qatar. Le procureur européen a demandé jeudi au Parlement de lever l’immunité de deux députés grecs. Il s’agit d’Eva Kaili, accusée de corruption par le ministère public belge et de la centuriste droite Maria Spyraki. Elle a tweeté qu’elle n’avait rien à voir avec le Qatargate.

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