Controverse autour des crédits hypothécaires au Banco Nación
Des responsables argentins, Federico Furiase, secrétaire des Finances, et Felipe Núñez, directeur du Banco de Inversión y Comercio Exterior (BICE) et conseiller du ministre de l’Économie, Luis Caputo, ont récemment pris la parole concernant la controverse relative à l’octroi de crédits hypothécaires par le Banco Nación. Ils ont catégoriquement nié avoir bénéficié de privilèges pour obtenir ces prêts.
Défense des fonctionnaires
Núñez a affirmé : « Nous n’avons rien fait d’illégal ni d’immoral. Nous avons simplement agi comme tout citoyen éligible à un crédit, en profitant des mêmes taux et conditions que tout le monde. » Il a expliqué que leur choix du Banco Nación était motivé par leur salaire qui y était versé, ainsi que par le fait qu’ils étaient déjà clients de cette banque.
« La raison principale de notre choix est que le taux proposé était le plus compétitif du marché. Nos familles se sont endettées sur 30 ans pour acheter une maison », a-t-il ajouté.
Les chiffres derrière la polémique
Núñez a précisé que les fonctionnaires ne représentaient qu’une fraction minime des crédits attribués. « À peine 0,2 % de l’ensemble des 27 000 crédits hypothécaires ont été octroyés à des fonctionnaires », a-t-il déclaré. La polémique a également mis en avant les prêts hypothécaires UVA, un produit financier dont tous les Argentins sont désormais plus conscients.
Furiase, de son côté, a mentionné avoir contracté un prêt pour une seconde résidence à un taux plus élevé. Il a précisé que la troisième résidence mentionnée était en réalité une donation de droits de usufruit, ce qui ne constitue pas une résidence principale.
Impact sur le marché immobilier
Selon Furiase, l’ouverture des fenêtres de crédit hypothécaire aurait été facilitée par une stabilisation récente de l’économie. Il a noté que les taux d’intérêt et l’inflation avaient diminué, permettant ainsi aux banques de prêter plus facilement aux particuliers.
« Avant, les banques prêtaient majoritairement au secteur public, mais cet équilibre a changé. Aujourd’hui, elles allouent 50 % de leurs actifs aux entreprises et aux familles », a-t-il ajouté.
Audit et transparence
Face à la controverse, des sources au Banco Nación ont insisté sur le fait qu’aucun traitement préférentiel n’avait été observé. Une enquête interne a été lancée pour examiner chaque prêt octroyé. La banque a affirmé qu’elle mettrait à disposition de la justice toute documentation nécessaire pour prouver la conformité à ses normes.
Cette affaire met en lumière les défis et les dynamiques à l’œuvre dans le secteur financier argentin, tout en illustrant la nécessité d’une transparence accrue au sein des institutions publiques.
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