Les Appels à la Résistance contre le Régime Ortega en Nicaragua

Le 27 juillet 2026, les congressistes américains Mario Díaz-Balart et María Elvira Salazar ont exprimé, sans ambages, leurs préoccupations concernant les réformes électorales imposées par le régime de Daniel Ortega et Rosario Murillo en Nicaragua. Ils ont appelé la communauté internationale à rejeter ces mesures qu’ils jugent visant à « légitimer une dictature » et ont mis en garde contre les répercussions sur la liberté et la sécurité de la région.

Une « Farce » selon les Congréssistes

Díaz-Balart a déclaré que les récentes actions du couple présidentiel constituentaient une « farce » visant à garantir leur maintien au pouvoir. Dans un message sur les réseaux sociaux, il a affirmé : « Cette dictature, depuis trop longtemps, est une malignité qui s’allie à des adversaires dangereux et anti-américains, menaçant notre sécurité nationale et écrasant la liberté religieuse. Les États-Unis observent de près ceux qui se mettent aux côtés de ces tyrans sans honte et ceux qui soutiennent le peuple nicaraguayen dans ses demandes de liberté. »

Un Appel à Ne Pas Légitimer la Dictature

María Elvira Salazar a, quant à elle, exhorté les gouvernements démocratiques à rejeter toute invitation du régime et à ne pas participer à ce qu’elle a qualifié de « spectacle macabre » orchestré par Ortega et Murillo. Elle a averti que toute tentative de réunir le corps diplomatique à Managua pour assister à cette « farce » ne devrait pas être légitimée.

Contexte des Événements

Ces déclarations des parlementaires ont été formulées suite à l’annonce du 19 juillet, dans laquelle Ortega a déclaré l’élimination des élections au Nicaragua, une décision immédiatement validée par l’Assemblée nationale, qui est sous son contrôle. Gustavo Porras, président de l’Assemblée, a défendu cette position, affirmant que « ici, il n’y aura plus jamais d’élections », écartant ainsi toute possibilité d’alternance démocratique.

Réactions Internationales

Divers secteurs politiques et gouvernements ont fermement condamné les décisions du régime nicaraguayen. Washington a réaffirmé son soutien aux citoyens qui réclament la liberté. De plus, Díaz-Balart a soutenu des sanciones et a promu des initiatives pour accroître la pression internationale sur le régime.

La Union Européenne (UE) a également encouragé le régime à organiser des élections « comme prévu » et à garantir qu’elles se déroulent de manière « transparente, inclusive et crédible ». Après les déclarations d’Ortega affirmant qu’il n’y aura plus d’élections, l’UE a insisté sur la nécessité de respecter les normes internationales.

Réactions Régionales et Conséquences

Alors que certains gouvernements d’Amérique Latine, comme Costa Rica et République Dominicaine, ont sollicité des rapports sur la situation au Nicaragua, le gouvernement mexicain, représenté par la présidente Claudia Sheinbaum, s’est abstenu de condamner la mesure, se limitant à déclarer : « Ce que décida le peuple nicaraguayen. »

La situation au Nicaragua demeure donc préoccupante, la communauté internationale se mobilisant pour réaffirmer l’importance des principes démocratiques et des droits de l’homme. Les actions du régime Ortega-Murillo continuent de susciter de vives inquiétudes et des appels à l’action pour soutenir les aspirations du peuple nicaraguayen.



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