Le gouvernement a approuvé l’état d’urgence dans tout le pays suite à l’augmentation exceptionnelle du flux de migrants par les routes méditerranéennes. L’état d’urgence, soutenu par un prêt initial de cinq millions d’euros, durera six mois. La décision a été prise à l’occasion du Conseil des ministres, qui s’est tenu le mardi 11 avril au Palazzo Chigi.

Meloni, état d’urgence pour des réponses plus efficaces

La solution permet à l’exécutif de faire face à une catastrophe avec des moyens et des pouvoirs extraordinaires, des crises humanitaires aux événements naturels tels que les tremblements de terre ou les inondations. Il s’agit d’un acte administratif réglementé par le Code de la protection civile, approuvé par la CDM face à l’augmentation exceptionnelle du flux de migrants par les routes méditerranéennes. “Nous avons décidé l’état d’urgence sur l’immigration pour apporter des réponses plus efficaces et plus rapides à la gestion des flux”, a expliqué la Première ministre, Giorgia Meloni. La solution permet de débloquer des fonds et des pouvoirs qui permettront de gérer plus rapidement les problèmes critiques apparus avec la multiplication des arrivées, étant donné que depuis le début de 2023, il y a 31 200 migrants, enregistrant + 300% par rapport à l’année dernière, remplissant tous les hotspots actuellement présents dans le pays.

Le précédent de 2011 sous le gouvernement Berlusconi

Il existe actuellement en Italie une vingtaine de mesures de ce type en vigueur, de l’urgence des réfugiés en Ukraine à divers cas d’inondations, souvent décidés même après la demande du président d’une Région ou d’une Province autonome concernée. Le seul précédent en matière de migrants remonte à 2011 avec le gouvernement Berlusconi et prévoyait un plan de répartition équitable des réfugiés d’Afrique du Nord dans les régions, même si à l’époque la loi prévoyait des règles différentes.

Que prévoit le Code de la sécurité civile ?

L’état d’urgence national est régi par l’article 24 du Code de la protection civile sur la base de certaines conditions définies à l’article 7 : « les urgences d’importance nationale liées à des événements calamiteux d’origine naturelle ou résultant d’activités humaines qui, en raison de leur intensité ou extension ils doivent, avec une intervention immédiate, être confrontés à des moyens et pouvoirs extraordinaires à employer pendant des périodes de temps limitées et prédéfinies ».

Le commissaire

Avec la déclaration de l’état d’urgence, un commissaire peut être nommé qui a pour tâche d’effectuer les interventions prévues par la déclaration : surmonter l’urgence, réduire le risque résiduel, rétablir les services essentiels et assister la population. Dans ce cas, donc, un nouvel aménagement temporaire des pouvoirs émerge, avec des résolutions non soumises au contrôle préventif de légitimité de la Cour des comptes. Dans les prochaines heures, sauf exception, le nom du commissaire pourrait déjà apparaître. Parmi les candidats possibles, l’actuel chef du département des libertés civiles et de l’immigration du ministère de l’Intérieur, le préfet Valerio Valenti.



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