La décision de la cour d’appel sur l’ordre de vote par correspondance de Trump
Un tribunal d’appel fédéral a récemment bloqué certains aspects de l’ordre exécutif de Donald Trump visant à renforcer les règles de vote par correspondance dans 23 États dirigés par des démocrates. Ce revers pourrait amener l’administration Trump à saisir la Cour suprême des États-Unis avant les élections de mi-mandat de cette année.
Contexte de la décision
Dans une décision de 2-1, la 1ère Cour d’appel du circuit des États-Unis a rejeté la demande du Département de la Justice (DOJ) de suspendre une décision rendue en juin. Cette décision bloquait plusieurs dispositions de l’ordre exécutif de mars de Trump pendant que ladministration faisait appel. Le DOJ avait précédemment informé la cour qu’il pourrais demander un recours d’urgence à la Cour suprême si elle ne l’emportait pas.
Les juges ont estimé que les États plaignants faisaient face à des délais électoraux imminents et avaient déjà commencé à se préparer à des changements potentiels. La cour a déclaré que l’ordre exécutif contenait un ensemble de délais stricts que les États devaient respecter, ce qui a justifié son rejet.
L’ordre exécutif de Trump
Donald Trump a signé l’ordonnance exécutive 14399 en mars dans le cadre de son agenda pour l’intégrité des élections. Cet ordre demandait au Département de la Sécurité intérieure de compiler des listes de citoyens américains confirmés éligibles pour voter et de les communiquer aux États. Il instruisait également le Service postal des États-Unis (USPS) d’établir de nouvelles normes pour les bulletins de vote par correspondance.
Réaction des États
Les 23 États et le District de Columbia, principalement menés par la Californie, le Massachusetts, le Nevada et Washington, ont déposé ce recours. Ils soutiennent que la Constitution leur confère la responsabilité principale de l’administration des élections fédérales et que le président a dépassé ses pouvoirs en imposant de nouvelles exigences de vote par l’intermédiaire des agences fédérales.
Implications et suite des événements
Le juge de district U.S. Indira Talwani avait précédemment convenu en juin que plusieurs dispositions de l’ordre exécutif pourraient dépasser l’autorité du président et bloqué leur mise en œuvre dans les États plaignants jusqu’aux élections fédérales du 3 novembre. Bien que la décision de samedi n’ait pas résolu le défi juridique sous-jacent, elle maintient en place l’injonction de Talwani pendant que l’appel se poursuit, laissant une certaine incertitude quant à l’avenir des mesures de vote par correspondance.
Conclusion
Ce développement juridique souligne les tensions continues entre l’administration fédérale et les États concernant la réglementation des élections. À l’approche des élections de mi-mandat, la dynamique autour des lois électorales et de la participation pourrait avoir un impact significatif sur le paysage politique américain. L’attention se tourne maintenant vers la possibilité d’un appel devant la Cour suprême, qui pourrait avoir des ramifications majeures pour le processus électoral.

