Tensions au sein de la Guardia Civil : Exigences de démission

La demande de démission de la direction

La situation à la Guardia Civil connaît une tension croissante. La Asociación Unificada de Guardias Civiles (AUGC) a récemment exigé la démission immédiate de la directrice générale, Mercedes González, ainsi que le cesser du directeur adjoint opérationnel (DAO), le lieutenant-général Manuel Llamas. Cette déclaration fait suite à des impositions judiciaires suscitées par une enquête dirigée par le juge Santiago Pedraz, qui a décidé d’inclure ces deux responsables parmi les personnes à charge dans l’affaire entourant Leire Díez.

Les accusations et leur impact

L’AUGC souligne que les accusations présentées tant par le parquet que par des parties civiles justifient cette demande de démission. L’association a affirmé que lorsque le ministère public considère qu’il y a des preuves suffisantes contre la direction de la Guardia Civil, il ne peut plus être question de stratégies politiques. Cela démontre l’urgence et la gravité de la situation actuelle, selon le syndicat.

Une enquête sous haute tension

Actuellement en phase d’instruction, l’enquête examine divers faits significatifs, notamment des réunions entre Mercedes González et Leire Díez. Lors de l’une de ces rencontres, il aurait été question de la réhabilitation d’un commandant impliqué dans un scandale de corruption, connu sous le nom de “cas Koldo”. De plus, les enquêteurs se penchent sur les éventuelles directives émises par la direction générale pour que les commandants de l’Unidad Central Operativa (UCO) n’adoptent pas une attitude proactive dans les enquêtes qui pourraient nuire à des responsables politiques.

La réponse de l’AUGC

L’AUGC rappelle avoir déjà signalé ces interférences devant les tribunaux en juin 2025, alors que d’autres acteurs de la Guardia Civil restaient silencieux. Un an plus tard, la situation a évolué, imposant des conséquences directes sur la réputation de la haute direction de l’institution. L’AUGC avance que tout membre de la Guardia Civil impliqué dans un scandale doit subir des répercussions, et il est impératif que le même principe soit appliqué aux dirigeants.

Appels à l’action immédiate

Face à cette complexité, l’AUGC exige non seulement la démission de González mais également le cesser immédiat de Manuel Llamas. L’association appelle également le ministre de l’Intérieur à agir rapidement compte tenu de la gravité des allégations. Si les démissions ne se concrétisent pas, l’AUGC envisage de prendre toutes les mesures juridiques possibles pour défendre les intérêts de la Guardia Civil et de ses membres.

Conclusion : Vers un changement nécessaire ?

L’AUGC, qui représente des milliers d’agents à travers le pays, insiste sur le fait qu’il ne doit pas y avoir de double standard quand il s’agit de traiter des irrégularités au sein de l’institution. L’association encourage la transparence et se tient prête à clarifier toute information en rapport avec cette affaire, affirmant son engagement à préserver l’intégrité et la réputation de la Guardia Civil. La suite des événements dépendra donc du comportement des responsables concernés et des décisions du gouvernement concernant cette crise interne.



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