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La Construction Illégale d’une Route par les Dissidents à Jamundí
Les dissidences du État Major Central, dirigées par l’alias Iván Mordisco, relancent la construction d’une route illégale dans la région rurale de Jamundí, Valle del Cauca. Malgré les annonces de contrôle de la Gouvernance du Valle, cette initiative semble se poursuivre sans entrave. La route, supervisée par le front Jaime Martínez, a pour but de relier les corregimientos de San Antonio et Ampudia en traversant la cordillère Occidentale.
Objectifs Stratégiques des Dissidents
Selon des informations publiées par la revue Semana, cette route vise à créer un corridor stratégique pour faciliter le transport des cargaisons de cocaïne vers le Pacifique vallecaucano et caucano, notamment vers des zones comme Naya, Guapi et Puerto Merizalde. Malgré un discours officiel annonçant des contrôles, la présence armée des insurgés dans le secteur rend difficile toute intervention des forces de l’État.
Position de la Gouvernance
Il y a quelques mois, lorsque la construction a été dénoncée pour la première fois, la gouverneure Dilian Francisca Toro a exprimé son alarmante préoccupation. Elle a déclaré que l’administration départementale interviendrait pour récupérer la route. « Nous allons réhabiliter cette voie pour qu’elle serve au progrès et non à l’illégalité », a-t-elle affirmé. Toutefois, ces mesures n’ont pas abouti.
Intimidations envers les Entrepreneurs
Des leaders communautaires de San Antonio ont témoigné que les membres du front Jaime Martínez ont relancé les travaux et contrôlent la zone. Il a été rapporté que lorsque la Gouvernance a tenté d’envoyer des machines de chantier, les entrepreneurs ont été intimidés et attaqués par les dissidents, ce qui a contraint l’administration à suspendre toute intervention. La route, d’environ 12 kilomètres, représente un point névralgique, renforçant la logistique du narcotrafic.
Impact sur la Communauté Locale
Les habitants rapportent que ceux voulant passer sur cette route sans autorisation doivent payer des amendes se chiffrant jusqu’à un million de pesos. Les résidents environnants sont également contraints de fournir de l’argent ou des matériaux de construction pour éviter des sanctions. Selon les témoignages, même les enseignants et les élèves ont été touchés par ces restrictions. Des classes ont été suspendues, et des familles se sont retrouvées isolées.
Il est révélé que des membres de la communauté, comme les professeurs, sont obligés de faire des dons de ciment pour soutenir la construction, ce qui illustre l’oppression subie par les habitants. De plus, des bénéficiaires de subventions gouvernementales sont contraints de céder une partie de leur aide financière sous menace d’exclusion des programmes sociaux.
Réactions des Autorités
La Gouvernance du Valle del Cauca continue d’affirmer qu’elle travaille en coordination avec les Fuerzas Militares et la Police Nationale pour reprendre le contrôle de la région. Cependant, l’accès aux zones montagneuses de Jamundí demeure particulièrement difficile en raison d’attaques constantes et du blocus imposé par des groupes armés.
Le front Jaime Martínez, considéré comme l’un des plus actifs dans le suroccident colombien, a réussi à établir des corridors reliant les zones de culture de coca avec des points de sortie vers le Pacifique. De surcroît, il impose des mécanismes d’extorsion sur la population civil, obligeant familles, agriculteurs et transporteurs à payer des quotas.
Risques pour la Sécurité Publique
Les autorités ont averti que la route contrôlée par les dissidents représente un risque supplémentaire. Elle facilite le transit de cargaisons illégales et renforce la capacité logistique du groupe armé. Les fonctionnaires de la Gouvernance mettent en garde que la construction de caraies rurales doit obligatoirement se faire avec l’autorisation institutionnelle et sous la supervision de l’État.
Appel à l’Action
Face à cette situation préoccupante, les habitants de San Antonio et Ampudia continuent d’être soumis aux règlements imposés par les dissidents, sans intervention efficace des autorités civiles. Les communautés locales réclament de manière urgente des mesures de sécurité et l’intervention du Gouvernement national. L’avenir de cette route reste incertain, mais les conséquences sur le narcotrafic dans la région sont indéniables. Il est crucial que des actions soient entreprises pour que ce corridor illégal ne devienne pas une réalité permanente dans le Valle del Cauca.

