La province de Drenthe a accordé une dérogation jusqu’au 31 décembre 2029 pour faire abattre les cerfs afin d’éviter que les animaux ne soient touchés. Mardi, les clubs nature Fauna4life et Animal Rights se sont adressés au tribunal administratif de Groningue pour empêcher cela.
L’unité de gestion de la faune de Drenthe (FBE, il s’agit d’une collaboration entre agriculteurs, chasseurs et autres organisations de protection de la nature) a bénéficié de cette dérogation dans un souci de sécurité routière. Les clubs nature estiment que cette décision n’est pas suffisamment motivée.
Selon eux, il n’y a pas de lien direct entre le nombre de cerfs et la sécurité routière. “A Smilde, la population a fortement diminué, mais le nombre de collisions reste stable”, a déclaré la porte-parole de Fauna4Life. “Dans d’autres endroits, nous constatons une croissance démographique, alors que là aussi le nombre de collisions reste stable.”
Le juge a également précisé que le plan de gestion de la faune est très général. “Il est important d’avoir une idée de la nature et de la gravité des accidents. Ce n’est pas le cas”, a déclaré le juge. Une porte-parole de la FBE a déclaré qu’il n’était pas possible d’étiqueter chaque animal individuellement. “Nous travaillons avec des bénévoles qui arrivent sur les lieux après un accident. Ils sont parfois confrontés à des choses pénibles. Nous voyons également une image nationale selon laquelle plus la densité de population est grande, plus il y a d’accidents de la route.”
Les clubs nature ont déclaré que cela ne suffisait pas. “Cela est fait dans l’intérêt de la sécurité routière et de la santé publique. Cela doit être justifié de manière convaincante. C’est arbitraire.”
Par ailleurs, selon les fondations, d’autres mesures sont également possibles pour éviter que des cerfs ne se retrouvent sur le capot. Comme les grilles fauniques et les écoducs. Ces partis se demandent si cette affaire a fait l’objet d’une enquête suffisante.
Les clubs nature soulignent également une décision rendue l’année dernière par le tribunal de Zélande. Le juge a alors annulé une telle exemption. Car, selon le juge, la province de Zélande n’avait pas démontré que l’abattage d’un grand nombre de cerfs contribuait en aucune manière à améliorer la sécurité routière de ces animaux.
Le juge de Groningen s’est montré critique mardi. “Avec un plan de gestion de la faune aussi général, il est difficile de savoir si une pente descendante est la seule option.” Elle a lu sur le plan que des miroirs animaliers ont été installés. “Apparemment, toutes les mesures n’ont pas encore été utilisées.”
La province a exhorté le juge à maintenir le permis. “Une augmentation des collisions ne peut autrement être exclue. Nous voulons éviter des souffrances inutiles.” Les clubs nature ont alors déclaré que “chaque cerf abattu au hasard est un cerf de trop” et préconisé des solutions sur mesure.
Le juge rendra sa décision dans un délai de deux semaines.

