Madison Square Garden : Une Action en Justice pour Diffamation
Contexte de la Demande
Madison Square Garden a intenté une action en justice contre la revue Wired en réponse à un article publié le 9 juillet. Cet article affirmait que le célèbre complexe de spectacles de Manhattan utilisait la surveillance pour tracer la race, l’identité de genre et l’orientation sexuelle de célébrités. La plainte a été déposée le 16 juillet devant le Tribunal Suprême de l’État de New York, comme l’indiquent plusieurs médias, dont USA Today.
Les Accusations de Madison Square Garden
La Madison Square Garden Entertainment Corporation (MSG) soutient que l’article du Wired a construit un récit travailleur et diffamatoire. La compagnie allègue que la publication a utilisé des données volées et a tronqué des extraits de manière à projeter une accusation de discrimination contre la communauté LGBTQIA+.
L’Implication des Auteurs
La demande de MSG nomme également plusieurs personnes : Noah Shachtman, éditeur collaborateur de Wired, Maddy Varner, co-auteur de l’article, et Katie Drummond, directrice éditoriale globale. MSG a qualifié l’article de « peu éthique et inflammatoire ».
Détails de l’Article Contesté
Selon l’article, certaines célébrités qui assistaient à des événements au Madison Square Garden recevaient des « scores de risque ». Ces scores variaient de « low risk » (risque faible) à « DO NOT HOST » (ne pas accueillir). L’article mentionnait également qu’une base de données avait classé près de 100 personnes comme LGBTQIA+, et qu’un total de 40 000 entrées étaient enregistrées dans celle-ci, chacune avec des désignations spécifiques.
Réponse de Madison Square Garden
MSG conteste fermement ces affirmations, soulignant que la narrative de discrimination présentée par Wired est inexacte. L’entreprise a révélé que les données utilisées dans l’article provenaient de sources illicitement obtenues par un groupe de hackers. La plainte indique que Wired a fouillé dans la dark web, sélectionnant des fragments de données pour créer une narration trompeuse accusant MSG de discrimination envers la communauté LGBTQIA+.
Aspects Légaux de la Demande
L’affaire aborde deux aspects : le contenu de l’article et la source des données. MSG cherche à prouver que 93 enregistrements classés comme LGBTQ n’ont été extraits que d’un ensemble de 40 000 enregistrements, qui incluaient aussi des détails banals comme des restrictions alimentaires ou des anniversaires.
Contexte de Surveillance et Réactions Médiatiques
Wired n’en est pas à son premier rapport sur les pratiques de surveillance du Madison Square Garden. Un article précédent, publié en avril, a révélé que le personnel de sécurité, associé à James Dolan, le propriétaire des New York Knicks, avait surveillé une femme transgenre pendant près de deux ans.
Des informations ont également fait état d’une action collective contre MSG pour la fuite de données privées, en lien avec des opérations de surveillance. Cette action a été suscitée par une fuite massive de données, émanant d’un groupe de hackers dénommé The ShinyHunters, qui a révélé 45 Go d’informations confidentielles.
Défense de Wired et Perspectives Futures
En réponse à la plainte, Wired a défendu son travail, le qualifiant d’« infondé et ridicule ». Dans un communiqué, la publication a exprimé son intention de continuer à couvrir les pratiques de Madison Square Garden et de James Dolan, affirmant que cela fait partie de leur mission journalistique de rendre des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir.
Conclusion
Avec cette action en justice, la tension entre Madison Square Garden et la liberté de la presse se renforce. La dispute soulève des questions cruciales sur la surveillance, la discrimination et le droit à l’information, des thèmes particulièrement pertinents dans le paysage médiatique d’aujourd’hui. Les mois à venir pourraient être déterminants pour l’avenir de cette affaire, alors que chaque partie se prépare pour des révélations potentielles au tribunal.
