La Libération des 38 Prisonniers Politiques au Nicaragua

Le régime nicaraguayen a libéré 38 prisonniers politiques.

Le régime de Nicaragua, dirigé par Daniel Ortega et Rosario Murillo, a récemment libéré 38 prisonniers politiques qui avaient été arrêtés pour avoir exprimé leur soutien à l’arrestation de l’ancien dictateur vénézuélien Nicolás Maduro sur les réseaux sociaux.

Contexte des Arrestations

Du 3 au 8 janvier, l’ONG Monitoreo Azul y Blanco, basée en exil, a rapporté que 71 personnes ont été arrêtées pour avoir célébré la détention de Maduro, un allié politique d’Ortega. Cette opération militaire menée par les États-Unis en Venezuela a suscité une vague de soutien social dans certains cercles au Nicaragua.

Les Conditions des Libérations

Selon Claudia Pineda, porte-parole de l’ONG, bien que 38 individus aient retrouvé leur liberté, ils restent sous un régime de « rapport et contrôle ». Cela signifie qu’ils doivent informer les autorités de tout mouvement, ce qui limite leur capacité à se déplacer librement.

Réactions Internationales

Jusqu’à présent, le régime n’a pas fait de déclaration officielle concernant ces mises en liberté, contrairement à des annonces faites début janvier où des “dizaines” d’opposants avaient été libérés suite à des pressions des États-Unis. La Office of Western Hemisphere Affairs des États-Unis a récemment critiqué le régime d’Ortega et Murillo, l’accusant d’arrêter des citoyens simplement pour avoir “aimé” des publications sur les réseaux sociaux.

Les Effets de la Pression Internationale

Pineda a également souligné que la libération des 38 détenus pourrait être attribuée à la pression internationale, notamment celle des États-Unis. Certains libérés ont été relâchés presque immédiatement, suggérant que la détention initiale visait à intimider avant que la mobilisation internationale n’accélère leur libération.

Les Statistiques des Prisonniers Politiques

Au sein du Mécanisme pour le Reconnaissance des Personnes Prisonnières Politiques, jusqu’à décembre 2025, 62 détenus étaient répertoriés pour des raisons politiques, bien que Pineda ait averti que ce chiffre pourrait être supérieur, car certaines familles choisissent de ne pas rendre publique l’identité de leurs proches arrêtés.

Conclusion

La libération récente de ces 38 prisonniers politiques représente une petite avancée dans un contexte où la répression politique au Nicaragua est en constante augmentation. Bien que cela ait été perçu comme une réponse à la pression internationale, la situation demeure précaire pour tous ceux qui osent s’exprimer contre le régime.

Dans le cadre d’une dynamique de répression persistante, les observateurs internationaux continuent de surveiller les développements et d’appeler à la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques au Nicaragua.



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