La Mobilisation des Transportistes à Lima : Un Appel à la Sécurité et au Dialogue

La matinée du 25 septembre a été marquée par une mobilisation significative de transportistes à Lima, qui ont tenté de se diriger vers le Congrès de la République. Cette manifestation, composée principalement de chauffeurs de la société Huáscar, visait à dénoncer les violences et extorsions dont ils sont victimes au quotidien. Malheureusement, la Policia Nacional del Perú a dressé un barrière à leur passage, entraînant une impasse à la hauteur de l’avenue 9 de Octubre, près du marché de fleurs d’Acho.

Les manifestants ont exprimé leur désir de marcher pacifiquement pour faire entendre leur voix. Cependant, les autorités leur ont proposé deux options : abandonner leurs véhicules pour continuer à pied ou faire demi-tour. Un chauffeur, visiblement frustré, a partagé ses craintes : « Éviter de reprendre nos véhicules pourrait nous exposer à des dangers. Nous ne savons pas si nous les retrouverons en un seul morceau », a-t-il confié à Canal N.

Contexte de la Mobilisation

Cette mobilisation a été déclenchée par le tragique assassinat d’un chauffeur de la ligne 57, tué alors qu’il conduisait son bus. Ce drame a mis en lumière la tragédie que vivent quotidiennement les transportistes, qui se disent soumis à une menace constante d’extorsions. En effet, ils rapportent que ces menaces sont devenues une réalité indésirable, impactant non seulement leur travail, mais également la sécurité de leurs familles.

Les témoignages recueillis lors de la mobilisation témoignent de la colère croissante des chauffeurs face à ces violences. “Nous avons des collègues à l’hôpital en soins intensifs, d’autres dont les familles n’ont jamais reçu d’indemnisation. Assez de fausses promesses ! Qu’est-ce qu’ils attendent pour agir, d’autres morts ? », a affirmé un transportiste.

Réaction des Autorités et Demandes des Transportistes

La réaction des autorités a suscité des critiques parmi les manifestants et les représentants de divers syndicats. Parmi eux, Martín Valeriano, président de l’Association Nationale de l’Intégration des Transportistes (ANITRA), exige des discussions directes avec le Congrès. Il a fait savoir son mécontentement quant à la manière dont le gouvernement traite les préoccupations des transportistes, évoquant un dialogue qui ne reste souvent que sur le papier.

La situation est exacerbée par des incidents récents où des bus ont été attaqués. Par exemple, dans une attaque survenue dans la nuit du 24 septembre, des criminels ont tiré sur un bus de la société Línea 41 S.A., incitant cette entreprise à suspendre son service. Ces attaques entraînent des répercussions graves sur les passagers qui dépendent de ces lignes pour leurs trajets quotidiens.

Les Nouvelles Menaces et l’Unité des Transportistes

Les incidents violents se multiplient, ce qui renforce l’urgence d’améliorer les conditions de sécurité pour les transportistes. Les histoires de transporteurs agressés, blessés ou tués font partie d’une tendance inquiétante qui exige une prise de conscience générale et une action immédiate.

À l’heure actuelle, d’autres lignes de transport, telles que la ligne 23, se joignent à la mobilisation pour accentuer la pression sur les autorités et les inciter à prendre des mesures concrètes. Les transportistes affirment ne pas vouloir bloquer la circulation ni provoquer des émeutes, mais souhaitent plutôt sensibiliser le public sur un problème qui menace leur existence.

Perspectives d’Avenir

Alors que les transportistes campent près de la Vía de Evitamiento, ils sont en discussion pour savoir s’ils doivent poursuivre leur action à pied ou attendre une réponse du Congrès. La PNP a renforcé sa présence dans la zone pour surveiller la situation et éviter tout débordement.

Les transportistes espèrent que cette mobilisation sera un tremplin vers un dialogue significatif avec les autorités, leur permettant de mettre fin à cette spirale de violence. Seule une collaboration sincère entre le gouvernement et les syndicats de transport pourra garantir un avenir plus sûr pour tous ceux qui œuvrent dans ce secteur vital pour le développement de Lima.

Les transportistes s’élèvent ainsi pour réclamer non seulement leur sécurité, mais aussi un respect fondamental pour leur travail et pour les vies qu’ils mènent, espérant que les autorités entendent enfin leur appel à l’aide et à la justice.



F1-ES