Un consommatrice en recul
La tendance à la baisse du consommation n’est pas nouvelle, et sa confirmation par les chiffres récemment publiés par Indec a encore amplifié l’inquiétude. L’Estimador de la Medición de la Actividad Económica (EMAE) a révélé une chute de 2,1 % en mars par rapport à l’année précédente et de 2,6 % par rapport à février.
Les conséquences politiques et économiques
Les implications de cette réduction sont considérables, notamment à l’approche des élections. Le ministre de l’Économie, Luis Caputo, tente de minimiser les effets de cette baisse, signalant une chute notoire de 7,6 % dans le commerce et de 8,7 % dans l’industrie, avec un impact direct sur l’emploi.
La combinaison d’une inflation croissante et d’une activité économique en déclin constitue un scénario préoccupant pour le gouvernement. Ce contexte a eu un impact comparable, voire supérieur, à l’indice des prix de mars, qui a enregistré une augmentation de 3,4 %.
Pression des coûts et prévisions économiques
Un autre facteur clé est l’augmentation des coûts, exacerbée par les tensions au Moyen-Orient. Les stations-service demandent des hausses de prix, et le rapport de la Bolsa de Comercio de Rosario souligne que les coûts agricoles augmentent de manière alarmante.
Dans ce contexte, le rapport de Aldazabal y Cia révèle une possible amélioration de la dynamique économique dans les mois à venir, bien que cette estimation demeure préliminaire. Une croissance projetée de 3,3 % du PIB en 2026 est envisageable, mais il est crucial d’étendre la croissance à des secteurs à forte intensité d’emploi.
Les réactions du marché financier
Cette situation a également affecté la Bourse, avec une baisse de 1,4 % de l’indice S&P Merval en pesos et de 1,5 % en dollars. Les banques sont particulièrement vulnérables, subissant les effets d’un ralentissement économique, illustré par une augmentation de la morosité.
Pour couronner le tout, le risque pays a légèrement diminué, atteignant 532 points de base. Dans le marché des changes, le dollar a connu une légère hausse, se rapprochant des 1.378 pesos.
Conclusion et perspectives
La capacité des investisseurs à digérer ces mauvaises nouvelles sera cruciale pour la session de jeudi. Tandis que les marchés américains semblent se concentrer sur d’autres facteurs géopolitiques, la situation en Argentine reste préoccupante.
Toutefois, les prix du pétrole, de l’or et du Bitcoin continuent d’évoluer, reflétant des dynamiques de marché plus larges. Alors que les analystes surveillent ces tendances, l’avenir économique argentin reste incertain, et un suivi rigoureux des indicateurs de l’activité sera nécessaire.

