El alcalde de Móstoles mantiene una reunión de trabajo. (Ayuntamiento de Móstoles/Europa Press)

L’affaire du maire de Móstoles : accusations d’agression sexuelle et de harcèlement

Le maire de Móstoles, Manuel Bautista, membre du Parti Populaire (PP), est convoqué en tant qu’imputé le 9 octobre prochain. Cette décision fait suite à une plainte déposée par une ancienne conseillère de son propre parti, accusant le maire de harcèlement sexuel et professionnel. Cette information a été confirmée par plusieurs médias, dont El País et l’agence EFE.

Les accusations formulées par l’ancienne conseillère

La plainte repose sur de graves allégations selon lesquelles Bautista aurait fait des propositions de nature sexuelle à plusieurs reprises. Selon le témoignage de l’ancienne conseillère, ces refus ont conduit à un processus de harcèlement au travail. Lors de sa première déposition, qui a duré plus de trois heures, elle a détaillé ses interactions avec le maire et a exprimé son sentiment d’être minimisée par son parti lorsqu’elle a tenté de signaler ces abus.

Elle a indiqué avoir informé le PP des faits, mais qu’aucune action concrète n’a été entreprise et qu’elle s’est même sentie coercitée par les représentants du parti qui se sont occupés de sa situation.

Témoignages et preuves dans l’affaire

Cinq témoins ont été cités pour soutenir la plainte, y compris Raúl Gallego Parrondo, un ancien collègue du maire qui a démissionné en mars par solidarité avec la plaignante, ainsi que David Zamorano, ancien responsable de la communication de la municipalité. L’ancienne conseillère s’est appuyée sur plusieurs preuves matériels, y compris des enregistrements de conversations et des documents, afin de démontrer le harcèlement du maire et la défaillance institutionnelle du PP et de la municipalité dans cette affaire.

Réactions politiques et complicité

La présidente de la Communauté de Madrid a récemment exprimé son soutien au maire, affirmant que les accusations n’étaient pas prouvées. De plus, le secrétaire général du PP de Madrid, Alfonso Serrano, a menacé de poursuites judiciaires contre l’ancienne conseillère pour avoir soi-disant agi de mauvaise foi et manipulé des preuves.

Actions judiciaires du maire

Manuel Bautista a tenté de faire annuler la procédure en appelant la Cour d’Appel provinciale de Madrid, arguant que la juge n’avait pas clairement défini les faits qui lui étaient reprochés. Néanmoins, la juge a rejeté cette demande, affirmant que les faits allégués constituaient, même indépendamment des résultats d’enquête, des infractions pénales.

Conclusion

Cette affaire soulève des questions cruciales sur le traitement des accusations de harcèlement et d’agression au sein des institutions politiques. L’attente de la prochaine audience le 9 octobre pourrait avoir des répercussions significatives tant pour le maire que pour le Parti Populaire, ainsi que sur la perception de la justice dans des cas similaires. La société surveillera de près les développements futurs de cette affaire.

Information selon EFE.



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