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La persécution politique à l’étranger : Le cas de Yendri Velásquez et Luis Alejandro Peche

Luis Peche Arteaga et le défenseur des droits humains Yendri Velásquez

Le  dernier attentat  contre les activistes  venezuelans  Yendri Velásquez et Luis Alejandro Peche à Bogotá souligne de manière tragique la problématique de la  persécution politique  à l’étranger. Ces deux hommes ont fui leur pays, cherchant  asile  après avoir dénoncé la violence et la répression exercées par le régime de  Nicolas Maduro . Leur brutalité subie à l’étranger illustre que le danger ne s’arrête pas aux frontières.

Nous assistons à une tendance préoccupante où les  dictatures  importent leur répression au-delà de leurs territoires. Les exemples abondent, que ce soit de  Moscou  à  Caracas  ou  Pékin . Ces régimes ont développé des  mécanismes sophistiqués  pour étouffer toute  dissidence  même en dehors de leurs frontières. Ce n’est pas seulement une guerre contre leurs propres citoyens, c’est une lutte pour la  domination  qui s’étend au niveau mondial.

Les stratégies de répression à l’échelle mondiale

Le régime de Vladimir  Poutine  est un exemple marquant de cette stratégie extraterritoriale. Des  cas emblématiques , comme celui de l’ex-agent du FSB  Alexander Litvinenko , empoisonné à Londres, révèlent l’efficacité avec laquelle le Kremlin poursuit ses ennemis. Le scandale provoqué par l’empoisonnement de  Serguéi Skripal  en 2018 en est une autre illustration frappante de cette  politique d’État . Ces incidents montrent que la protection offerte par la distance physique ne constitue plus une barrière contre la violence d’État.

Les  agences de renseignement  de divers pays, y compris  la Russie , se livrent à des actes de violence meurtriers contre des  opposants politiques  à l’étranger. L’assassinat en pleine rue du  chechen  Zelimkhan Khangoshvili à Berlin a prouvé que cette tactique de  répression  n’était pas l’exception, mais plutôt une  norme  ancrée dans la politique de l’État.

Les modèles chinois de coercition

La  Chine , quant à elle, utilise des méthodes plus  subtiles , mais non moins efficaces. Des opérations telles que  Fox Hunt  et  Sky Net  visent à rapatrier des dissenters, en utilisant des accusations de  corruption  ou d’autres crimes souvent sans fondement. Ce harcèlement digital, couplé à des méthodes de  surveillance  continue, constitue une forme moderne de coercition.

Cette forme de répression ne se limite pas à l’individu, elle s’étend également à la  famille  des dissidents. Des menaces peuvent peser sur eux pour les dissuader de toute  critique  du régime. L’angoisse omniprésente de représailles est une tactique qui crée un climat de peur et d’auto-censure parmi les opposants.

Le contexte vénézuélien : Entre terreur et impunité

Le cas du régime vénézuélien suit ce schéma de manière alarmante. Des témoignages de  réfugiés  en  Colombie ,  Pérou ,  Chili  et  Espagne  révèlent une  infiltration  du SEBIN et de la DGCIM, les services secrets du Venezuela. Le  kidnapping de Yendri et Peche  représente non seulement un acte de violence, mais aussi un message fort : le dissensus n’a pas de refuge. Le gouvernement de  Gustavo Petro  se voit accusé de complaisance, transformant la Colombie en un territoire potentiellement  dangereux  pour les exilés.

Des incidents plus tragiques, tels que le  kidnapping  de l’ex-lieutenant  Ronald Ojeda  au Chili, révèlent la mobilisation de l’appareil répressif du Venezuela à l’étranger. Le fait qu’il ait été retrouvé enterré sous béton après son  enlèvement  témoigne d’une  impunité  troublante qui doit tous nous alarmer. Dans ce contexte, la  justice chilienne  a même lié ces actes à des structures gouvernementales vénézuéliennes.

Un appel à la vigilance

Le cas de Yendri et Peche doit être une *alarme* pour tous ceux qui croient en la  démocratie  et aux droits humains. La  persécution politique  n’est plus cantonnée aux régimes autoritaires ; elle s’est élargie pour devenir une menace globale. La  communauté internationale  doit réagir, car en agissant silencieusement, elle rend possible l’impunité. Les mouvements pour la  liberté  et la  justice  doivent continuer à revendiquer des protections pour ceux qui fuient la  répression . Lorsque l’asile devient une zone de danger, le silence complice des nations est une trahison de l’essence même de la  liberté .



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