L’Agence centrale pour l’accueil des demandeurs d’asile (COA) critique la nouvelle loi sur l’asile du secrétaire d’État Eric van der Burg (Asile et migration, VVD). Dans une lettre au secrétaire d’État informe l’organisme chargé de la mise en œuvre que la loi « doit être meilleure et plus précise par endroits ». La loi sur l’asile, qui devrait entrer en vigueur en février de l’année prochaine, est actuellement en cours de discussion. Pendant cette période, les organisations concernées ont la possibilité de réagir au projet de loi, qui a été approuvé le mois dernier par le parti parlementaire du VVD après une première opposition.

Le COA souhaite qu’une grande partie des lieux d’accueil soit disponible pour tous les demandeurs d’asile pendant une période plus longue (« vingt-cinq à trente ans »). L’organisation travaille actuellement beaucoup avec des lieux d’accueil temporaires qui sont fermés ou ouverts en fonction du nombre de demandes d’asile. Le COA s’inquiète également de l’accueil de groupes cibles particuliers tels que les réfugiés mineurs non accompagnés (amv’ers). Ils sont souvent pris en charge dans des locaux à petite échelle et le COA souhaite qu’une plus grande attention soit accordée à cela dans la nouvelle loi. Le COA note également qu’il faudra plus de personnel avec la loi dite de répartition, alors qu’il y a pénurie sur le marché du travail.

Avec le projet de loi, Van der Burg veut répartir les demandeurs d’asile “plus équitablement” à travers le pays. Les communes perçoivent 2 500 euros pour chaque place d’accueil supplémentaire offerte. Avant le 1er mai de l’année prochaine, ils doivent mettre à disposition un lieu d’accueil d’au moins 100 places pour une durée d’au moins cinq ans. Selon le COA, environ 75 500 places d’accueil seront nécessaires d’ici la fin de l’année prochaine. Selon l’organisation, la nouvelle loi ne permettra pas d’atténuer la pression actuelle sur la situation d’accueil avant 2024.

L’Association des municipalités néerlandaises (VNG) a également critiqué la loi sur la distribution en réaction au projet de loi. Selon l’organisation faîtière, cela ne contribuera pas à un paysage d’accueil stable. Les provinces et le Conseil de sécurité ont également émis des doutes sur l’efficacité de la loi, qui sera bientôt présentée à la Chambre des représentants.



ttn-fr-33