Actualisé : 08.05.2026 • 11:19 Uhr

La protection des femmes est au cœur de la décision : le Bundestag a voté à une large majorité l’instauration de dispositifs de surveillance électronique pour les auteurs de violences domestiques. Ce n’est qu’un premier pas, affirme la ministre de la Justice, Hubig.

Un cadre juridique renforcé

Pour protéger les victimes de la violence domestique, le Bundestag a adopté une réglementation concernant l’utilisation de dispositifs électroniques de surveillance. Ce vote a eu lieu lors des deux dernières lectures de la réforme de la loi sur la protection des victimes. Cette initiative a été soutenue par des coalitions variées, y compris les partis Union et SPD, ainsi que par l’AfD et les Verts. La seule opposition est venue du parti de gauche qui s’est abstenu.

Fonctionnement des dispositifs

Les dispositifs électroniques de surveillance permettront de suivre les déplacements des auteurs de violences. En cas de proximité avec le domicile d’une victime, une alerte sera déclenchée. Toutefois, l’utilisation de ces dispositifs est limitée dans le temps.

Des sanctions plus strictes

Les tribunaux de la famille pourront également exiger que les auteurs de violences participent à des formations sociales, comme des ateliers de prévention de la violence. De plus, en cas de non-respect des mesures de protection, des peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans seront désormais possibles, une augmentation par rapport à la limite précédente de deux ans.

Amélioration de la protection des femmes

La ministre de la Justice, Stefanie Hubig (SPD), a souligné que l’objectif principal est d’assurer une meilleure protection des femmes. En effet, selon les statistiques, presque 80 % des victimes de violences conjugales sont des femmes. En 2024, l’Office fédéral de la criminalité a enregistré 135.713 cas sur un total de 171.069 victimes.

Un problème sociétal persistant

Les auteurs de ces violences sont majoritairement des hommes, a noté Hubig dans une interview au Deutschlandfunk. Elle a déclaré : “C’est en effet un problème des hommes”, un phénomène qui traverse toute la société. La mise en place du dispositif de surveillance électronique est un “premier pas pour mieux maîtriser cette problématique”. De plus, elle a mentionné que la violence devient de plus en plus acceptée au sein de la société, avec une montée de la “mépris pour les femmes”.



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