Dans environ 5 milliards d’années, notre Soleil entrera dans une phase critique de son cycle de vie, où il s’expandira et engloutira les planètes les plus proches, y compris potentiellement la Terre. Ce phénomène extrême pourrait cependant laisser une lueur d’espoir pour certains corps célestes. La question reste : que deviendra la Terre ? Récemment, un nouvel observatoire cosmique a mis en lumière un exoplanète qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives.
Découverte d’un exoplanète survivant
Des chercheurs ont observé un exoplanète semblable à Jupiter, découvert à 81 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Draco. Cet astre, nommé WD 1856 b, a survécu pendant des milliards d’années après la mort de son étoile, qui était autrefois similaire à notre Soleil. Cette découverte soulève des questions fascinantes sur la résilience des planètes.
Un témoignage de vie après la mort stellaire
La masse de WD 1856 b est environ huit fois plus grande que celle de Jupiter. Étrangement, sa température atmosphérique atteint environ 127°C, ce qui est inattendu pour une telle distance d’une étoile morte, une naine blanche. Ce planètaire orbite remarquablement près de sa naine blanche, à 50 fois la distance de la Terre au Soleil, ce qui signifie qu’une année sur WD 1856 b dure seulement 1,4 jours.
WD 1856 b illustre que certains planètes peuvent survivre à la mort de leur étoile hôte. Toutefois, les conditions gravitationnelles qu’il subit sont uniques, car il se trouve dans un système stellaire triple avec deux étoiles naines rouges.
Stratégies de survie des exoplanètes
Les scientifiques, en particulier l’astrophysicien Christopher O’Connor de l’Université Northwestern, explorent deux théories sur comment WD 1856 b a échappé à son destin :
- Survie extrême : Le planètaire aurait été englouti lors de la phase de géante rouge mais aurait survécu en bordure du noyau de l’étoile, plus tard devenue naine blanche.
- Influence gravitationnelle : Initialement suffisamment éloigné, il aurait été poussé vers l’intérieur par les forces gravitationnelles des deux naines rouges avoisinantes.
Le premier aperçu de WD 1856 b en 2020 a fourni la preuve définitive que les planètes peuvent survivre à la mort d’une étoile de type solaire. Les analyses récentes, réalisées grâce au Télescope Spacial James Webb, indiquent que cet exoplanète est majoritairement composé d’hydrogène et d’hélium, avec des quantités anormalement élevées de méthane.
L’incertitude sur le sort de la Terre
Lorsque notre Soleil deviendra une géante rouge, il s’étendra jusqu’à 200 fois sa taille actuelle, entraînant la destruction de Mercure et Vénus. Les planètes au-delà pourraient survivre et continuer à orbiter la naine blanche qu’il deviendra.
Cette transition causera cependant des changements significatifs. Le Soleil perdra environ la moitié de sa masse, provoquant un éloignement des planètes survivantes de deux fois les distances orbitales actuelles.
La Terre pourrait-elle faire partie des rescapés ? Le mystère demeure. Comme l’indique O’Connor, nous ne pouvons prédire l’orbite future de la Terre avec la précision requise pour savoir si elle sera dans la ‘zone de danger’ à la fin de la vie du Soleil. Heureusement, cette question ne se posera pas avant des milliards d’années.
