Gonzalo I. Bienvenida Madrid
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La ville de Toledo a vibré au rythme de la deuxième novillada nocturne , attirant 9.800 spectateurs malgré des intempéries estivales. L’événement a marqué l’ historique ganadería de Sagrario Moreno, qui a présenté un cartel intéressant et varié. Parmi les toreros, le mexicain Bruno Aloi était prometteur mais n’a pas su concrétiser son potentiel. Son premier novillo, fin et esthétique, lui a permis de dévoiler des lances qui ont suscité une forte ovation . Toutefois, malgré une technique appréciable, il n’a pas su établir le lien émotionnel avec le public, manquant de puissance dans sa prestation.
Aloi a eu l’opportunité de se mesurer au cinquième novillo , un taurillon plein de bravoure et d’énergie. Ce dernier, à l’instar d’un tejón , a parfois surpris le matador par sa fougue. Les débuts sur les genoux d’Aloi ont été acclamés, mais la chorégraphie de sa faena manquait de rondeur. Il a tenté, en vain, de conclure avec une épée plutôt imprécise. Malgré cela, le novillo a gagné le respect du public avec des applaudissements nourris.
Un autre protagoniste de la soirée fut Pedro Luis , originaire du Pérou. Ce jeune torero a brillé par sa disposition indéniable , affrontant un lot particulièrement coriace. Le troisième novillo était difficile, tandis que le sixième se montrait peu coopératif. Cependant, la fermeté du disciple de Morenito de Aranda a marqué les esprits, et bien qu’il n’ait pas eu le support de la fortune lors du passage des épées, il a su capturer l’attention avec des acrobaties audacieuses, croisant ses mouvements avec le piton opposé.
Fabien Jiménez, fraichement auréolé d’une oreille à Séville , est arrivé avec beaucoup d’attentes. En répondant à celles-ci, il a choisi un premier novillo qui lui a permis d’exprimer son art à travers des véroniques élégantes. Ces moments appréciables ont été bien reçus par le public, mais sa faena n’a pas toujours suivi la même cadence. Quand il a voulu aborder le natural , il a offert quelques instants plus captivants, mais la performance globale a manqué d’intensité.
La soirée a fait émerger trois novillos prometteurs, un exploit notable pour une ganadería encore jeune. Cette novillada, bien que déséquilibrée dans la qualité des animaux , a su séduire un public composite. La diversité des styles et l’audace des jeunes toreros ont illuminé un événement qui a mis en valeur l’avenir possible de la tauromachie dans la région.
En somme, cette novillada à Toledo n’était pas seulement une célébration de la culture taurine ; c’était aussi une démonstration de passion, d’exécution technique et d’émotion à travers la bravoure des toreros. Chacun a tiré le meilleur de son lot, dans un spectacle où les applaudissements ont résonné bien plus fort que la pluie. Au-delà des résultats, ce qui a compté, c’était l’engouement et l’énergie de cette belle nuit dédiée à la tauromachie.