“Sthorrifique, ensoleillée, ironique, mais avec elle, il est absolument interdit de baisser la garde. Bien qu’il fasse tout pour en ressembler, il est loin d’être une bête ». Avec cette présentation Amédée accueilli sur la scène Ariston Francesca Fagnani. Pendant deuxième soirée de Festival de Sanremo 2023, le co-animateur a lu un monologue sur l’importance de la réhabilitation des condamnés. Une contribution, effectivement, digne d’une vraie bête.

Francesca Fagnani à Sanremo 2023, le monologue dédié aux détenus mineurs

“Tous les mots ne sont pas les mêmes et tous ne nous viennent pas facilement”Il commence. « Il y a des mots qui pour monter sur la scène de Sanrmmo, ils doivent abattre murs, murs, grilles et portails à triple verrouillage ». L’intervention a été écrit avec les garçons détenus dans la prison pour mineurs de Nisida. A travers quelques questions simples et directes, Fagnani met l’accent sur les causes qui les ont amenés à commettre des crimes.

Il met surtout l’accent sur responsabilité de l’Étatqui oublie parfois le fonction première de la peine de prison : la rééducation du condamné, telle qu’établie par l’art. 27 de la Constitution. Ce sont des jeunes « qui purgent leur peine là-bas et ailleurs, mais sans demander notre peine. pouquoi ils ne se soucient pas de notre douleur».

Il leur demande ce qu’ils aimeraient dire au public de Sanremo 2023. «Ce n’est pas mon métier de voler. Je l’ai fait une fois et regarde où j’ai fini. Un autre explique ce qui l’a poussé à se battre avec un couteau dans sa poche. “C’était comme dire : regarde-moi, moi aussi je veux exister.”

Et quand il demande s’il a eu peur en commettant un braquage, la réponse est tristement éclairante : “J’ai grandi nerveux, en colère. Ceux qui agissent par colère n’ont pas peur. La peur de mourir ? Tôt ou tard…”. Ce sont des mots clairs et forts. C’est un crescendo que Francesca Fagnani poursuit d’une voix ferme. Redonner à chaque mot le juste poids et la juste dignité.

Francesca Fagnani. (Getty Images)

“La prison ne sert qu’à punir les coupables, pas à rééduquer”

La détention d’un mineur est un échec, “mais le sort n’est pas irréversible”. Si une fois qu’ils ont purgé leur peine, ils peuvent trouver un emploi et respecter la loi, très bien. Sinon “c’est vraiment fini”. Il se concentre alors sur la état des prisons italiennes. « A quelques belles exceptions près, la prison ne sert qu’à punir les coupables. Il ne sert pas à rééduquer ni à réintégrer la société».

Il conclut en rappelant que « Si on ne fait pas en sorte que celui qui sort de prison soit meilleur que celui qui y est entré, ce sera un échec pour tout le monde. Et si on n’y arrive pas par civilité, par humanité, par respect de l’article 27 de la Constitution, allons-y par égoïsme. Tout le monde est d’accord que ce braqueur, ce dealer, une fois sorti, change de job».

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