Le Brabant se dirige vers une crise de l’eau potable si aucune mesure n’est prise. Dans le Brabant occidental, le code est rouge depuis près d’un an car les réserves d’eau potable s’épuisent. Brabant Water ne peut plus garantir qu’une quantité suffisante d’eau sort du robinet partout, par exemple s’il fait très sec. Et le reste de la province se dirige également vers cette situation. La province et la compagnie des eaux Brabant Water recherchent des solutions.
En juillet de l’année dernière, une étude de la Cour des comptes du Sud a montré qu’en 2027, il n’y aurait suffisamment d’eau potable que dans l’est du Brabant. Dans le centre et l’ouest de la province, les nouveaux logements et commerces ne pourront peut-être pas être raccordés au réseau d’eau potable d’ici là. Les plans pour éviter cela sont contenus dans un rapport de la province et de Brabant Water qui sera discuté vendredi par le Conseil provincial.
Le rapport montre une fois de plus à quel point la situation est désastreuse. Brabant Water fournit actuellement chaque année environ 190 millions de mètres cubes d’eau potable à partir des eaux souterraines de toute la province. Les sources d’approvisionnement en eau souterraine de Brabant Water peuvent difficilement répondre à la demande. La croissance de la population et de l’économie ne fera qu’augmenter cette demande dans les années à venir.
L’entreprise ne peut garantir qu’une quantité suffisante d’eau potable sera disponible dans l’ouest de la province lors d’un été sec ou de circonstances imprévues. Dans le reste de la province, on se dirige également vers une telle situation avant 2030.
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Plus d’eau souterraine
De nouvelles sources d’eau potable sont donc désespérément nécessaires. Des travaux sont actuellement en cours sur un nouveau site près de Roosendaal où les eaux souterraines pourront être pompées. L’objectif est d’en extraire 3,5 millions de mètres cubes d’eau par an à partir de 2028, mais des incertitudes subsistent. Par exemple, le « processus environnemental complexe » peut retarder le processus d’autorisation, selon le rapport.
La province et Brabant Water espèrent également pouvoir à nouveau utiliser pleinement le site de captage d’eau de Tilburg. Auparavant, Brabant Water avait dû pomper 3,3 millions de mètres cubes de moins selon le juge pour éviter la déshydratation des réserves naturelles voisines.
Une décision provisoire du juge a annulé cette interdiction. Mais jusqu’à ce que le juge rende sa décision finale cette année, on ne peut pas dire avec certitude si Brabant Water sera à nouveau autorisé à pomper la totalité des 18 millions de mètres cubes par an.
Autres solutions
Outre les nouvelles eaux souterraines, d’autres solutions sont également recherchées. Par exemple, un projet pilote se déroulera jusqu’en 2026 dans lequel l’eau potable sera produite à partir d’eaux souterraines salées. Cette méthode devrait produire à l’avenir 5 millions de mètres cubes d’eau potable supplémentaires par an.
En outre, on espère également rendre potable l’eau de mer de l’Escaut oriental (ce qui devrait représenter 10 millions de mètres cubes supplémentaires par an), mais si tout se passe comme prévu, cela ne sera possible qu’à partir de 2032.
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Entre-temps, la solution est recherchée dans d’autres mesures. Il faut par exemple économiser l’eau, mieux protéger les nappes phréatiques et délivrer plus rapidement les permis de captage d’eau.
La taxe sur les eaux souterraines, que doivent payer les grands utilisateurs, peut également être augmentée. En septembre de l’année dernière, il a été annoncé que la province souhaitait étendre la taxe sur les puits d’eau souterraine, de sorte qu’un plus grand nombre d’entreprises devront payer à partir de 2026.
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La qualité des eaux souterraines doit également s’améliorer. Car non seulement l’augmentation de la consommation, mais aussi la détérioration de la qualité de l’eau constituent un risque. La qualité des eaux souterraines est menacée par les pesticides, les engrais, les métaux lourds, les résidus pharmaceutiques et les substances très préoccupantes telles que les PFAS.
Toutes ces solutions sont cruciales pour éviter une pénurie encore plus grande d’eau potable, affirme le rapport : « Ne rien faire n’est donc pas une option : il est nécessaire que toutes les parties concernées agissent immédiatement et efficacement. Ce n’est qu’en prenant les mesures nécessaires que nous pourrons garantir que chaque Un habitant du Brabant a accès à de l’eau potable propre et sûre.”
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