Reconnaissance du Génocide de l’Union Patriotique par la Colombie
Le 9 novembre, le président de la République colombienne, Gustavo Petro Urrego, a présenté des excuses officielles aux victimes du génocide politique subi par l’Union Patriotique (UP) dans les années 80 et 90. Cet événement, qui s’est tenu à Santa Marta (Magdalena), répondait à une directive de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, reconnaissant la culpabilité de l’État dans les crimes commis contre les militants de l’UP.
Un Acte Historique
La cérémonie, organisée lors de la IVème Cumbre de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) avec l’Union européenne, a formellement reconnu la responsabilité de l’État dans des meurtres, des disparitions et des persécutions politiques ayant coûté la vie à plus de 6 000 personnes liées à ce parti politique.

Des Témoignages Émus
Des militants historiques de l’UP, comme les sénatrices Jael Quiroga et Aída Avella, ont pris la parole. Avella a souligné que les génocides sont des actes systématiques, nourris par la haine. Lors de son discours, Quiroga a rappelé que l’UP avait été victime de violence pour avoir osé penser différemment, soulignant la connexion entre son ascension politique rapide et la montée de la violence paramilitaire.
En réponse à cette reconnaissance, Boris Cabrera, représentant de l’UP, a déclaré que cet acte de pardon était un moment historique. De même, Jaime Cedano Roldán a affirmé que ce geste marquait un tournant dans l’histoire du pays, appelant à une véritable exploration des événements passés pour garantir que cette vérité ne soit jamais oubliée.
Un Appel à la Mémoire et à la Vérité
Dans son discours, le président Petro a interpellé sur l’importance de juger les responsables du génocide. “Où est la vérité ?”, a-t-il questionné, évoquant la nécessité d’affronter le passé pour construire un avenir pacifique.
Enfin, il a présenté des excuses au nom de l’État colombien, affirmant que l’État avait été corépondant au génocide politique qui a décimé l’UP. Cet événement met en lumière l’une des périodes les plus tragiques et méconnues de l’histoire colombienne, où la politique a été marquée par la violence.
Conclusion: Les Élèments du Passé à Ne Pas Oublier
Le génocide de l’UP, qui a émergé à la suite d’un processus de paix dans les années 80, est un rappel choquant des conséquences de la violence politique. Il reste crucial que la Colombie continue à chercher la vérité et à promouvoir la réconciliation pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

