Reza Pahlavi en visite à Berlin : un accueil controversé

Le 23 avril 2026, Reza Pahlavi, fils de l’ancien Shah d’Iran, s’apprête à fouler le sol berlinois pour des discussions politiques, une visite qui suscite déjà des tensions et des manifestations. Alors que la majorité des représentants du gouvernement fédéral ont choisi de ne pas le rencontrer, certains politiciens, comme Armin Laschet, montrent leur volonté de lui accorder une audience.

Une position délicate pour la Bundesrepublik

Le ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a exprimé des réserves concernant la visite de Pahlavi, soulignant qu’il vient en tant que “personne privée” et que des discussions politiques ne devraient pas être dans le champ d’action du gouvernement allemand. “Ce n’est pas le rôle de la Bundesrepublik d’engager de tels échanges”, a-t-il déclaré.

Selon le porte-parole de la gouvernement, Stefan Kornelius, les rencontres avec des membres du gouvernement ne sont pas à l’ordre du jour. Il a affirmé que, malgré les réserves, le régime iranien reste un interlocuteur pour Berlin.

Un soutien politique ou une simple rencontre privée ?

Reza Pahlavi vit en exil depuis la Révolution islamique en 1979. Désormais âgé de 65 ans, il se positionne comme un potentiel leader de l’opposition iranienne, mais son soutien au sein du pays demeure flou. À Berlin, il est prévu qu’il s’entretienne avec Laschet et d’autres figures politiques pour discuter de la situation actuelle en Iran et envisager l’avenir.

Une réception mitigée parmi les politiciens allemands

La famille Pahlavi, symbole d’un régime autoritaire avant 1979, suscite des critiques de la part de plusieurs membres de l’opposition allemande. La sénatrice de la justice à Berlin, Felor Badenberg, a déclaré que le père de Pahlavi avait persécuté, torturé et même assassiné des opposants politiques, et qu’une prise de distance claire de Pahlavi vis-à-vis de ces actions était toujours attendue.

Pour la députée de gauche, Cansu Özdemir, rencontrer Pahlavi est “hautement problématique”. Elle le décrit comme “non crédible” en tant que démocrate, mettant en question l’intérêt réel des représentants allemands pour un changement démocratique significatif en Iran.

Cri de ralliement ou de division ?

Luise Amtsberg, députée des Verts, a également souligné que Pahlavi provoque des divisions au sein de la communauté iranienne. Au-delà des discussions politiques, il est impératif que les critiques de ses positions soient intégrées.

En parallèle, des manifestations pour et contre Pahlavi se tiennent à Berlin, illustrant la polarisation des opinions autour de cette figure controversée de l’opposition iranienne.



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