Le centre IRTA-CReSA : un acteur clé dans la lutte contre la peste porcine africaine

Situé à l’extrémité du campus de Bellaterra à Cerdanyola del Vallès, le Centre de Recerca en Sanitat Animal (IRTA-CReSA) est au cœur de la crise actuelle causée par un foyer de peste porcine africaine (PPA) en Catalogne. Avec plus de 25 ans d’expérience dans la recherche en santé animale, ce centre joue un rôle décisif dans la gestion de l’infection, détectée jusqu’à présent chez 13 jabalíes (sangliers).

Analyse des infections et hypothèses sur l’origine

Des analyses préliminaires effectuées par l’IRTA-CReSA sont fondamentales avant la confirmation des cas positifs par le Laboratoire Central de Vétérinaire à Algete (Madrid). Cependant, la proximité géographique entre les animaux infectés et ce laboratoire de référence internationale a suscité des théories de fuite virale sur les réseaux sociaux. Cependant, les autorités affirment que le contagion serait plutôt dû à l’ingestion d’aliments contaminés, tels qu’un bocadillo de embutido (sandwich au charcuterie) abandonné.

Une enquête complémentaire ouverte

Le vendredi après-midi, l’adjoint à l’Agriculture, Òscar Ordeig, a annoncé l’ouverture d’une enquête « complémentaire » après un rapport du Centre de Recherche en Sanité Animale (CISA-INIA) de Valdeolmos (Madrid). Ce rapport a révélé que la cepa du virus identifié à Bellaterra diffère des souches européennes récentes, ressemblant plutôt à celle détectée en Géorgie en 2007.

Confiance dans la recherche et l’audit interne

Malgré les préoccupations soulevées, ni le Ministère de l’Agriculture ni le gouvernement catalan n’ont spécifiquement accusé l’IRTA. Ce dernier, en tant qu’entité publique, se consacre à l’innovation dans le secteur agroalimentaire. À cet égard, le président catalan Salvador Illa a commandé une audite interne pour déterminer si le virus pourrait provenir de leurs laboratoires.

Des mesures de sécurité strictes

Le IRTA-CReSA opère dans des laboratoires de bio-sécurité de niveau 3, avec des protocoles de sécurité rigoureux. Cela comprend la ventilation à pression négative pour empêcher la sortie de virus, ainsi que l’incinération des animaux à des températures élevées. Les règles imposent également aux chercheurs de changer de vêtements, de porter des gants et des masques, ainsi que de se désinfecter avant de quitter le laboratoire.

Impact sur les exploitations agricoles locales

Simultanément, des mesures ont été prises pour le sacrifice des porcs dans un rayon de 20 kilomètres autour du foyer de la PPA. Environ 61 500 porcs sont concernés, dont 35 600 sont destinés à l’engraissement. Actuellement, aucun cas positif n’a été signalé dans les fermes de la province de Barcelone.

Conclusion

Alors que la situation évolue rapidement, l’IRTA-CReSA reste un point central de cette crise, étant à la fois un acteur essentiel dans la recherche et un possible centre d’origine du foyer. Avec l’engagement de la Generalitat et du secteur pour la sécurité alimentaire et animale, tous les efforts sont déployés pour contenir ce menace pour l’agriculture.



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